mercredi 20 juillet 2016

« Cessons les bons sentiments et agissons ! »

« La République et ses idéaux ont de nouveau été visés par des barbares qui tuent indistinctement femmes, hommes et enfants.

L’attentat de Nice, comme ceux du 7 janvier puis du 13 novembre 2015, rendent nécessaire l’union nationale, mais nécessitent, également, une protection efficace de la population française contre le risque terroriste.

Nous avons, aujourd’hui, le devoir de faire en sorte que notre arsenal répressif soit renforcé afin de protéger véritablement la population. Tel était le sens des propositions que j’ai présentées dans l’hémicycle, pour la création de centres de rétention administratifs, pour l’expulsion des individus coupables de crimes portant atteinte à la Nation, pour la fermeture des mosquées qui prêchent la haine et le terrorisme, pour la suppression de toute prestation sociale aux individus qui portent atteinte à la sécurité publique… Toutes ont été rejetées par le gouvernement et la majorité, empreints d’idéologie et de naïveté.

Chacun sait, pourtant, que parmi les multiples causes du terrorisme islamique, il y a des prêches qui sont proférés par des imams incitant à la haine et au passage à l’acte.
L’exemple de l’imam de Brest est, à cet égard, révélateur et caricatural : n’importe quel citoyen français, qui tiendrait la moitié de ses propos, serait immédiatement poursuivi par la justice.

Aujourd’hui, il faut se départir de cette naïveté qui, trop souvent, masque la réalité à laquelle nous sommes confrontés : celles de fanatiques prêts à agir à n’importe quel moment et dans n’importe quelle circonstance. Face à cette réalité, un discours et une attitude exclusivement fondés sur la tolérance et les droits de l’homme deviennent une faiblesse exploitée par ces criminels. »

vendredi 8 juillet 2016

Maintien des barrages du sud Manche: « Il faut transformer l’essai »

Je participais cette semaine à la préfecture à une réunion sur la mise en œuvre de la vidange du barrage de Vezins.

L'Etat a confirmé que seule l'opération de vidange sera réalisée pendant une durée de deux ans : une vidange progressive qui permettra d'éviter les aléas de 1993 et qui s'achèvera en juillet 2018 par une inspection de sécurité des ouvrages avant la décision définitive.

Le maintien des barrages de Vezins et de la Roche qui Boit est donc tout à fait envisageable.

Il importe maintenant que les défenseurs des barrages restent mobilisés. Et que, par ailleurs, le projet de reprise de la concession par une société privée soit précisé dans les prochaines semaines. 
 
Nous avons fait un grand pas vers le maintien des barrages, il faut aujourd'hui transformer l'essai.

vendredi 29 avril 2016

Pas de taxation des loyers fictifs

Dans le cadre d’un débat sur la politique fiscale, Guénhaël Huet a interrogé, mardi soir, le ministre du budget au sujet de la taxation des « loyers fictifs », c’est-à-dire des loyers que les propriétaires percevraient s’ils mettaient leur bien en location.
Ce projet suscitait, en effet, une vive inquiétude auprès des propriétaires concernés qui, très souvent, avaient fait de lourds sacrifices tout au long de leur vie pour acquérir leur bien.
Dans un rapport de septembre 2013, le Conseil d’analyse économique avait suggéré cette taxation et de nombreux journaux ainsi que les réseaux sociaux avaient relayé l’information depuis plusieurs semaines.
Dans sa réponse, le ministre a indiqué que le gouvernement « n’avait jamais envisagé et n’envisageait pas » de taxer les loyers fictifs.
Dont acte ! Voilà au moins, une bonne nouvelle pour les 57% de Français propriétaires et occupants de leur logement.

La région sort enfin du Moyen Âge ferroviaire

La région, sous l'égide de Hervé Morin, a fait un grand pas vers l'amélioration des dessertes ferroviaires normandes.

Il était grand temps de passer à l'acte après des années de dégradation dénoncées tant par les élus que par les usagers.

La région prend toutes ses responsabilités sur un sujet majeur pour l'ensemble de la Normandie.

Il s'agit d'un acte de détermination politique qui rompt avec les pratiques précédentes et qui permettra à notre région de sortir enfin du Moyen Âge ferroviaire.

vendredi 1 avril 2016

L'avalanche de normes accroit les difficultés de l'agriculture

Mardi soir, à l'Assemblée nationale, Guénhaël HUET, député de la Manche, a interpellé le ministre de l'agriculture sur l'application des normes environnementales européennes sur le territoire français. Installations classées, directive « nitrates » : dans beaucoup de domaines les contraintes imposées aux producteurs français se révèlent en effet très supérieures à celles de leurs homologues européens.
Ces normes très sévères, encore alourdies par la boulimie de contrôle de l'administration, réduisent la compétitivité et accroissent les difficultés d'un secteur économique essentiel pour notre pays et pour nos territoires. Une situation intenable, alors même que l'agriculture française est déjà malmenée par une crise profonde.
« Quand entreprendrez-vous une réduction drastique des normes qui pèsent sur leur activité, afin que les agriculteurs français puissent être à armes égales avec leurs concurrents européens ? Quand donnerez-vous des instructions précises à certains fonctionnaires trop zélés qui manifestent une vocation de fossoyeurs de notre agriculture ? »
Rappelant que « depuis plusieurs mois, les agriculteurs manifestent leur colère et leur désespoir », le député a conclu à l'adresse du ministre en lui indiquant qu'ils «  attendent désormais des déclarations suivies d’effets et de faits ».

vendredi 25 mars 2016

Protection de la Baie : les collectivités locales seront associées

Mardi soir, Guénhaël HUET, député de la Manche, a défendu à l'Assemblée nationale deux amendements tendant à associer les collectivités locales à la définition de la « zone tampon » et du plan de gestion des biens inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Un travail législatif qui appuie la mobilisation des élus locaux de la Manche et de l'Ille-et-Vilaine contre le périmètre de protection très large que l'état entendait mettre en place pour le Mont-Saint-Michel et sa baie.
Le député a demandé à la Ministre un « engagement concernant l’association complète et entière des collectivités territoriales, aussi bien sur la définition de la zone tampon que sur celle des mesures qui seraient incluses dans le plan de gestion. Nul ne comprendrait que l’on affirme, d’un côté, que les collectivités territoriales sont parties prenantes de la préservation du patrimoine et qu’on leur impose, d’un autre côté, la définition de la zone tampon et des mesures contenues dans le plan de gestion, sans jamais leur demander leur avis. »
Des demandes de bon sens qui reconnaissent la nécessité de mesures de protection mais qui n'empêchent pas tout développement de l'habitat et de l'économie.
« Je voudrais vous rassurer, lui a répondu la Ministre. À la suite des différents échanges que j’ai eus avec vous, monsieur Huet, ainsi qu’avec d’autres parlementaires également très au fait de ce sujet, le texte a évolué : on est passé d’une consultation à une concertation. Le texte est clair, et vous pouvez compter sur l’engagement du ministère, des services, pour le faire vivre. »

lundi 21 mars 2016

L'indignité du 19 Mars

Pour la première fois dans l'histoire de la cinquième République, le President commémorera la fin de la guerre d'Algerie le 19 Mars.
Le 19 Mars ? C'est la date du cessez le feu entériné par les accords d'Evian, c'est aussi la date de festivités nationales en Algérie. Ce n'est en aucun cas la fin de la guerre, des milliers de victimes civiles et militaires ayant été recensées après cette date.
Après un vrai travail de fond mené à l'initiative du president Jacques Chirac par des historiens et les associations d'anciens combattants, une date consensuelle, le 5 décembre, avait été arrêtée.
Il a fallu que la gauche provocatrice et iconoclaste revienne sur cet accord unanime et fasse voter une loi retenant la date du 19 Mars : une indignité supplémentaire au passif d'un gouvernement qui ne respecte ni les anciens combattants, ni les français, ni la France.
Une faute supplémentaire d'un gouvernement qui n'a de cesse ni de répit que de semer la division alors que la France a tant besoin d'unité !

mardi 15 mars 2016

Échecs et illusions

Chômage record, forte augmentation des impôts, faillite de l’agriculture, politique familiale
désastreuse, insécurité croissante… Le bilan du Président de la République et du gouvernement socialiste est sans appel.

Pour tenter de le faire oublier, Monsieur Hollande s’évertue à récupérer les attentats terroristes en multipliant les commémorations et en voulant réviser la Constitution en y incluant la déchéance de nationalité et l’état d’urgence.

Mais, pour protéger les Français de la menace terroriste, il n’est nullement nécessaire de réviser la Constitution.

Il faut renforcer, dans la loi, les conditions de la déchéance de nationalité et alourdir les sanctions qui s’y attachent.

Il faut notamment préciser que toute personne déchue de la nationalité française est automatiquement privée de toute prestation sociale et qu’elle doit obligatoirement quitter le territoire français.

Il faut donner aux forces de l’ordre les moyens juridiques et matériels d’accomplir leurs missions.

Il faut, enfin, montrer une attitude très ferme à l’égard de tous ceux qui, accueillis sur le territoire français, ne veulent en respecter ni les lois, ni la culture, ni la langue.

La France est traditionnellement une terre d’accueil mais, pour que l’idéal démocratique ait un sens, il faut bannir la fausse générosité et la vraie naïveté qui continuent d’inspirer trop de partisans irréfléchis de l’accueil et du droit d’asile.

Depuis quatre ans maintenant, sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, la gauche oscille ainsi d’échecs en illusions.

mercredi 2 mars 2016

Barrages : un projet de reprise complet et précis

Ce midi, au ministère de l'environnement, après un entretien avec Ségolène Royal, nous nous sommes réunis avec ses conseillers pour examiner une offre de reprise des concessions des barrages de Vezins et de la Roche qui Boit.

Avec John Kaniowsky, President des amis des barrages et les représentants de la societe Valorem, spécialisée dans les énergies renouvelables, nous avons présenté un projet complet et précis incluant la production d'une énergie propre et renouvelable, la restauration de la qualité de l'eau dans la Sélune et la migration des poissons.

L'écoute et l'intérêt du ministère sur ce projet sont réels, dans la double logique de la loi de transition énergétique et de la COP 21qui tendent , l'une et l'autre, à promouvoir les énergies renouvelables.

Nous avons également souligné le fort attachement des habitants du Sud Manche au maintien des barrages, attachement manifesté de façon très massive lors de la consultation populaire organisée par les amis des barrages.

Tous ces éléments ont été très bien reçus par le ministère.

Un grand pas pour le maintien des barrages a été fait mais nous avons encore besoin de la mobilisation des très nombreux défenseurs de Vezins et de la Roche qui Boit, patrimoine de notre région.

vendredi 5 février 2016

Agriculture : le sectarisme de la gauche

Cette semaine, l’Assemblée Nationale a examiné la proposition de loi déposée par le groupe « Les Républicains » en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire.
Ce texte, élaboré en étroite concertation avec la profession agricole, ne règle sans doute pas toutes les difficultés actuelles mais il contient des dispositions précises et concrètes : des relations plus justes entre producteurs, transformateurs et distributeurs, des mesures pour faciliter l’investissement en agriculture, des contraintes financières et environnementales allégées.
Ce texte marque également la volonté politique de répondre aux difficultés structurelles de l’agriculture française.
Malheureusement, le gouvernement et la majorité socialistes se sont opposés à cette proposition de loi par pur esprit sectaire.
En votant une motion de rejet, la gauche a ainsi refusé la discussion même du texte, renvoyant à plus tard des décisions dont l’urgence est pourtant manifeste.

mardi 2 février 2016

Classe bilangues : j'écris au Ministre de l'éducation nationale

« Madame le Ministre,
« Paris et le désert Normand, pourrait être l’illustration de la mise en œuvre de la réforme du collège pour la rentrée prochaine.
« L’objectif affiché de cette réforme est de réduire les classes de niveau créées de facto par l’existence des classes bilangues en 6ème. Pour 92 % des élèves de primaire faisant l’apprentissage d’une langue étrangère, l’anglais est enseigné. Dans cette réforme, une exception appelée « classe bilangues de continuité » a été introduite. Cette exception vise à permettre aux élèves de 6ème de poursuivre l’apprentissage de la langue étrangère enseignée à l’école primaire.

« Au sein de l’académie de Caen, conformément à ce principe, la réduction annoncée du nombre de classes est de 95 % (de 60 à 3 classes). Mais curieusement certaines académies ont des suppressions de classes bien moindres. L’académie de Paris par exemple ne prévoit aucune suppression. Cette disparité d’application entre les académies provoque une rupture d’égalité entre les territoires. Pire, après avoir cherché à supprimer les différences de niveau entre les classes, voici qu’elles réapparaissent entre les académies. Ce dispositif est donc à la fois territorialement injuste et contre-productif.

« De plus, la Normandie est aujourd’hui pour le monde entier la référence mémorielle de l’Histoire contemporaine. Des millions de touristes s’y pressent chaque année. La fréquentation des touristes allemands au cours de l’année 2014 représente plus de 210 000 nuitées (hôtels et campings).

« Vous pouvez le constater, Madame le Ministre, les enjeux et les conséquences de votre réforme sont multiples. Aussi, je vous demande de reconsidérer ce projet et les modalités de son application. »

jeudi 28 janvier 2016

Le départ de Christiane Taubira du gouvernement est une bonne nouvelle pour notre pays

Le départ de Madame Taubira du gouvernement est une bonne nouvelle pour notre pays.
 
Elle a été la plus mauvaise garde des Sceaux de la Vème République du fait de sa politique pénale laxiste : suppression des peines plancher, refus de s’attaquer à la radicalisation islamiste dans les prisons, déclarations répétées en faveur des délinquants, mariage pour tous …
Mais, que personne n’en doute, Madame Taubira continuera à nuire à la France, car là est son obsession.
Le fera-t-elle depuis le Conseil constitutionnel ?

Restaurer la compétitivité de notre agriculture

Face à l’inaction du gouvernement, le groupe « Les Républicains » défendra le 4 février prochain une proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire.
Adopté par le Sénat en fin d’année dernière, ce texte est l’aboutissement d’un important travail apportant des réponses aux préoccupations des agriculteurs. Ces réponses touchent à la fois au domaine commercial, économique, fiscal et administratif.
Les mesures proposées sont des mesures concrètes et pragmatiques qui visent à donner une bouffée d’oxygène aux agriculteurs tout en leur permettant de développer la compétitivité de leurs exploitations.
Les principales dispositions du texte prévoient :
- des relations plus justes et transparentes du producteur au consommateur,
- des investissements facilités,
- un allègement des charges financières et environnementales des exploitations.
Dans la situation très difficile que vivent actuellement les agriculteurs français, il serait souhaitable que la majorité parlementaire ne s’oppose pas au vote de ce texte.

vendredi 22 janvier 2016

Accueil de réfugiés à Avranches : des réserves sur le projet de la ville

Hier soir, réunion du conseil municipal d'Avranches en séance plénière, c'est à dire non ouverte au public et à la presse.

Un seul sujet à l'ordre du jour:la création d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile a AVRANCHES.


Avec Rozenn Leroy, Alain Morazin et Marcel Siri, j'ai fait part de mes réserves sur ce projet de la ville.

Réserves sur le fond d'abord car, si on ne peut nier la tradition de la France d'être une terre d'asile, prévoir l'accueil de 90 personnes réparties sur 21 appartements, apparaît excessif et disproportionné pour notre ville et je crains que toutes les conséquences de cette décision n'aient pas été vraiment mesurées.


Réserves sur la forme ensuite car ce projet a été conçu dans le plus grand secret entre la municipalité et l'association "France Terre d'Asile" depuis plusieurs mois.


Le conseil municipal n'en a jamais été informé, ni bien sur, les habitants d'Avranches, ce qui est pour le moins paradoxal et étrange de la part d'une municipalité qui se gargarise de la démocratie participative.


Certes, une réunion publique est prévue mais elle aura lieu après que la décision ait été prise !

Ségolène Royal : « Il serait paradoxal d'abattre les barrages »

Mardi soir, à l'Assemblée nationale, j'ai une nouvelle fois interrogé Ségolène Royal sur les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.

Insistant sur leur utilité en matière de production hydroélectrique, de régulation des crues et d'alimentation en eau, j'ai rappelé l'inquiétude des populations. Des populations viscéralement attachées à leurs barrages, comme l'a montré la consultation organisée par les Amis des barrages puisque 99% des 20.000 votants veulent leur maintien : ces chiffres ont été communiqués à Ségolène Royal.

Après avoir rappelé qu'elle s'était rendue sur place, la Ministre a indiqué que « l’arasement des barrages causerait des perturbations très importantes sur les sites concernés. Nous nous sommes engagés au niveau européen à rétablir la liberté des cours d’eau, mais nous devons aussi maîtriser les risques que représenterait pour l’environnement un tel arasement, notamment en termes de pollution en aval ».

« J’ai demandé que l’on détermine très nettement les perturbations auxquelles la population serait exposée en cas d’arasement des barrages. Les riverains d’un territoire ont le droit de connaître les conséquences de décisions aussi lourdes.

« J’avais aussi évoqué la possibilité d’étudier la capacité de ces barrages à produire de l’hydroélectricité. Il serait en effet paradoxal, au moment où nous développons les énergies renouvelables, d’abattre des équipements qui pourraient permettre d’en produire. Comme vous l’avez dit, vous avez identifié un industriel potentiellement intéressé par l’utilisation de ces ouvrages. Nous allons examiner ses propositions, tout en veillant aux questions de sécurité. »

lundi 30 novembre 2015

Contrôles aux frontières : il faut des mesures concrètes

Lors de la séance des questions au Gouvernement du mercredi 25 novembre, j'ai pointé devant le Ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, la faiblesse des contrôles aux frontières.

Alors que, dès le 13 novembre au soir, le Président de la République a annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières françaises pour lutter contre la menace terroriste, ces contrôles apparaissent aujourd’hui bien souvent précaires.

Nombreux sont les témoignages d’anonymes sur les réseaux sociaux, ou de médias français et européens, en ce sens. Tous notent la rareté et le caractère très aléatoire des contrôles, sur les routes et dans les aéroports.
A titre d'exemple, sur le millier de points de passages potentiels entre la France et la Belgique, seule une soixantaine serait contrôlée. Réservés aux grands axes routiers, ils peuvent être aisément contournés.


Je ne néglige en rien la difficulté de ce sujet mais je demande des mesures précises et concrètes pour protéger efficacement nos frontières contre la menace terroriste. Nos concitoyens ne peuvent accepter qu’il y ait un décalage entre les déclarations et l’action.

Dans sa réponse, le Ministre a cité plusieurs chiffres mais il n'en reste pas moins que le contrôle aux frontières françaises demeure très insuffisant.

Défendre la laïcité, ce n'est pas renier sa propre culture

Nous avons, par le passé, montré trop de signes de faiblesse dont nos ennemis ont profité sans aucun état d'âme.

La guerre est certes militaire mais elle est aussi culturelle.

Défendons nos valeurs, toutes nos valeurs y compris nos racines chrétiennes.

Avoir peur des crèches, ce serait avoir peur de nous mêmes alors que nous devons renouer avec la confiance.

C'est à cette condition que nous vaincrons le terrorisme islamiste !

Il faut préserver l'accès des entreprises en difficulté aux marchés publics et privés

Mises en place pour sécuriser les marchés publics et privés, les mesures de vérification de la situation fiscale et sociale des candidats ont pour effet pervers de priver de marchés les entreprises connaissant des difficultés économiques et de les entrainer quasi systématiquement à la liquidation.

Dans une proposition de loi récemment déposée, je propose, par une mesure de bon sens, de remédier à cela.

Il s'agit d'indiquer que l'URSSAF doit délivrer l’attestation obligatoire dès lors que l'entreprise est à jour de ses obligations déclaratives lors de l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire ainsi que du paiement des cotisations et contributions nées postérieurement.

vendredi 18 septembre 2015

Politique culturelle : « Les déclarations du Gouvernement ne résistent pas à la baisse des crédits »

Je suis intervenu cette semaine à l'Assemblée nationale lors de la discussion du projet de loi « Création et patrimoine ».

Un projet de loi qu’on attendait depuis longtemps mais qui ne me satisfait pas : je crains que la déception soit à la mesure de l’attente. Il ne suffit pas d’affirmer des principes généraux et généreux pour faire une politique culturelle.

Les déclarations de principe, surtout, ne résistent pas à l'examen des comptes de l'État : comment peut-on affirmer une politique culturelle alors que les crédits consacrés à la culture sont en baisse régulière depuis trois ans : - 166 millions d’euros depuis 2012 !

Il faut aussi souligner le paradoxe de ce projet de loi qui, dans sa partie relative à la protection du patrimoine, protection nécessaire bien évidemment, affirme le rôle des collectivités territoriales alors que leurs dotations ne cessent de baisser.

Sur ce point précis, je vais défendre plusieurs amendements visant à une association plus importante des collectivités territoriales, notamment sur la définition de la zone tampon et sur le plan de gestion du bien.

mercredi 22 juillet 2015

« Les agriculteurs veulent vivre de leur travail »

Je suis intervenu ce mercredi lors de la séance des questions au gouvernement au sujet de la crise agricole.

« Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Agriculture et j’y associe mon collègue Philippe Gosselin, député de la Manche.

« Depuis lundi, les éleveurs de la Manche bloquent l’accès au Mont-Saint-Michel et à l’autoroute A 84 entre Caen et Rennes.

« Depuis lundi, ce mouvement s’étend à l’ensemble de la Normandie et de la Bretagne.

« Cela faisait longtemps que les agriculteurs avaient mené des actions d’une telle envergure et d’une telle détermination.

« Cela faisait longtemps, aussi, Monsieur le Ministre, que les agriculteurs vous avaient sollicité et qu’ils vous avaient alerté sans que vous répondiez à leurs attentes sinon par des opérations de communication et des effets de manche.

« Vous y avez ajouté depuis lundi du dédain et du mépris en vous faisant prier pour enfin rencontrer les agriculteurs près de deux jours après le début de leurs actions.
Aujourd’hui, Monsieur le Ministre, vous êtes au pied du mur.

« Monsieur le Premier ministre n’a malheureusement répondu tout à l’heure à aucune des interpellations précises de Christian Jacob, préférant se réfugier dans l’invective et dans la politique politicienne.

« Vous n’avez pas non plus ce matin répondu au désespoir des agriculteurs.

« Vous ne pouvez pas vous limiter à des réponses conjoncturelles alors que la crise est structurelle.

« Vous ne pouvez pas vous limiter à des aides de trésorerie et à des reports de charges et d’impôts alors que le sujet porte sur la fixation des prix et la répartition des marges.

« Vous ne pouvez pas continuer à mépriser les agriculteurs qui ne demandent pas l’aumône mais la possibilité de vivre normalement de leur travail.

« Au-delà des opérations de communication et des effets de manche, vous devez donner à la représentation nationale et aux éleveurs des réponses de fond sur les filières lait, viandes bovine et porcine et vous devez également vous engager sur les échéances de leur mise en œuvre. »