jeudi 28 juillet 2011

Le député du jour, sur LCP

Retrouvez mon interview, sur La Chaine Parlementaire (LCP) : http://www.lcp.fr/emissions/le-depute-du-jour/vod/10254-guenhael-huet-depute-ump-de-la-manche

Accidents médicamenteux : pas seulement le Mediator

Commes d'autres parlementaires, je viens d'appeler l'attention du ministre de la santé, Xavier Bertrand, sur le sort des victimes d'accidents médicamenteux, et plus particulièrement celles atteintes des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson.

Ces réactions graves (30 % de décès) provoquent un décollement brutal et parfois étendu de la peau et des muqueuses, et la victime doit impérativement être prise en charge dans une unité spécialisée.

Cette maladie est une maladie orpheline (150 cas estimés par an en France) et 90 % des cas sont des réactions médicamenteuses.

Les victimes d'accidents médicamenteux rencontrent toutes de graves problèmes de prise en charge et de suivi du risque, mais les syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, de par leur rareté et leur gravité, concentrent une grande partie des problématiques liées à ces accidents médicamenteux.

Afin de venir en aide aux personnes atteintes de cette maladie et de les représenter dans les instances de santé publique, l'association Amalyste (association de loi 1901 créée en 2002 et agréée par le ministère de la santé comme représentative des usagers du système de santé) a fait un certain nombre de propositions pour la mise en oeuvre d'une véritable réforme du système de la gestion du risque, dont l'objectif serait de répondre aux problématiques de prise en charge et d'indemnisation des victimes de médicaments. Des proposition que je défends.

Théorie du genre sexuel : balivernes idéologiques !

Je viens de cosigner, avec plusieurs collègues parlementaires, une lettre qui sera adressée au ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel. Nous tenons à dénoncer « la théorie du genre sexuel », présente depuis peu dans certains manuels de sciences et vie de la terre de classe de première. 

Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels. Ces manuels imposent donc une théorie philosophique et sociologique qui n'est pas scientifique, qui affirme que l'identité sexuelle est une construction culturelle relative au contexte du sujet.

Par exemple, il est écrit que «  le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et le contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l'autre ». Bel exemple de charabia !

Ces manuels constituent donc au moins trois entorses aux valeurs de l'école laïque et républicaine car l'école doit avant tout former l'esprit critique selon les exigences de la raison et se doit d'être neutre. Par ailleurs, on ne peut pas obliger les professeurs de SVT à relayer un discours extra-scientifique.

Il s'agit d'imposer une idéologie fabriquée aux États-unis et dont le caractère philosophique, militant, voire intrusif, est patent !

Inscrite dans le Code de l’éducation, l’éducation à la sexualité doit avant tout reposer sur une démarche éducative qui répond à la fois à des questions de santé publique et à des problématiques concernant les relations entre garçons et filles non à des théories fumeuses.

Même si la « théorie du genre sexuel » n’apparaît pas stricto sensu dans les programmes d'enseignement de SVT, elle est clairement présentée dans les manuels scolaires ce qui est autant illégitime que choquant. Le manuel édité par Hachette y consacre par exemple une page entière, sous l’intitulé « Le genre, une construction sociale » !

Il est donc du devoir de l'Etat de mieux contrôler le contenu des manuels scolaires dont disposent les lycéens et nous comptons sur votre action afin de retirer des lycées les manuels qui présentent cette théorie. C'est l'éducation de nos enfants qui est en jeu.

"Inventer" le sport de haut niveau de demain

J'ai entamé, depuis plusieurs semaines, une série d'entretiens avec les présidents des principales fédérations sportives nationales. Un tour d'horizon du sport professionnel et de haut niveau qui m'amène aussi à rencontrer les organisateurs des principales épreuves sportives françaises.

Objectif : à l'approche de grands événements sportifs internationaux, et notamment des JO de Londres, dresser un état des lieux de la pratique française pour en pointer les atouts et les faiblesses et formuler des propositions à moyen et long terme.

Cette mission, que je mène en étroite collaboration avec Chantal Jouanno, ministre des sports, m'a été confiée par Jean-François COPÉ, qui m'a appelé à ses côtés en me nommant secrétaire national de l'UMP.

mercredi 27 juillet 2011

La dépendance : un enjeu majeur pour notre société

La France compte aujourd'hui 14 millions de personnes de plus de 60 ans, 3,3 millions de plus de 80 ans et 1,5 millions de plus de 85 ans.
Chaque année, ce sont 800.000 personnes supplémentaires qui dépassent l'âge de 80 ans et les plus de 85 ans seront plus de 2 millions en 2015.
Si beaucoup de ces femmes et hommes ont heureusement une santé satisfaisante, un million sont en situation de dépendance et 800 000 sont atteints de la maladie d’Alzheimer.
Alors que vient d'être lancé une réforme de la dépendance, ces quelques chiffres suffisent à montrer l’importance du débat qui s’engage et surtout l’enjeu social et humain que revêt ce dossier.
C’est au nom de cet enjeu social et humain que nous devons écarter toute idéologie et tout calcul politicien de notre réflexion.
Quatre grands principes doivent en revanche nous guider :
- Le point de départ de notre réflexion ne peut ni ne doit être comptable ou financier. Nous serons bien entendu rapidement contraints d’aborder la question des coûts. Cependant, l’objectif essentiel doit être de définir la place des aînés dans notre société et de rechercher la meilleure manière de les traiter avec respect et humanité.
- La protection doit être universelle : personne, quel que soit son âge, son état de santé ou son niveau de revenus ne devra être écarté. Il convient de rappeler que le coût mensuel moyen d’une maison de retraite est 2 fois plus élevé que la retraite moyenne d’un salarié.
- Tous les acteurs doivent être associés à la réflexion et à la mise en place de la réforme : l’Etat, les départements, les organismes de sécurité sociale, les établissements et les professionnels de santé, les partenaires sociaux, les associations et coordinations de personnes âgées…..
- Le coût de la dépendance -qui s’élève pour 2011 à 25 milliards d’euros- va nécessairement augmenter et son financement doit être assuré de manière durable, c'est-à-dire sans alourdir la dette publique déjà très importante.
Le degré de civilisation d’une société doit être apprécié au regard de sa capacité à protéger les plus faibles.
C’est dans cet objectif, dans un souci de totale transparence, dans un esprit de responsabilité et en écartant toute querelle politique que nous devons, sans attendre, aborder le dossier de la dépendance.

Préserver la compétitivité de notre agriculture

Avec 125 de mes collègues, je soutiens un texte visant à renforcer la compétitivité de l'agriculture française. Il s'agit d'aider nos agriculteurs à lutter contre les distorsions de concurrence sur les coûts du travail dont ils sont victimes par rapport aux autres pays européens.

Une mobilisation utile : le premier ministre François Fillon et le ministre de l'agriculture Bruno Lemaire se sont engagés, devant le congrès de la FNSEA à Saint-Malo, le jeudi 31 mars dernier, à réduire les cotisations sociales pesant sur l'emploi des salariés permanents en agriculture.

Les TPE, une richesse à préserver

En séance publique comme lors d'entrevues informelles,  j'ai interpellé à plusieurs reprises le secrétaire d'Etat au commerce et à l'artisanat, Frédéric Lefèvre, sur les difficultés de financement des TPE. La France compte 2,5 millions de très petites entreprises, soit 97 % du total des entreprises de notre pays. Elles représentent 28 % du produit national brut et emploient 4,3 millions de salariés. Il s'agit d'un outil économique particulièrement précieux pour l'aménagement du territoire. Ces entreprises non délocalisables résistent aussi mieux que les autres aux difficultés liées à la conjoncture économique du fait de leur souplesse. De récentes études ont montré qu'un tiers d'entre-elles n'ont accès à aucun crédit et que celles qui y parviennent se voient proposer des taux prohibitifs. Soutenu par de très nombreux chefs d'entreprises et artisans, j'ai déposé une proposition de loi visant à favoriser l'accès au crédit des entreprises. Cosigné par 61 de mes collègues, ce texte a conduit la ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde, à annoncer que des mesures importantes seraient bientôt formulées.

Moins de lois pour plus d'efficacité

Auprès de mes collègues de la commission des lois, au sein de laquelle je siège chaque mercredi, comme auprès des représentants du gouvernement, je m'efforce de rappeler souvent que l'action publique vise avant tout  l'intérêt général.

Je fais partie de ceux qui pensent qu'on vote trop vite trop de lois, qui sont inévitablement des textes mal ficelés. Or une loi mal ficelée a peu de chances d'être bien appliquée.

Ainsi, il serait sage d'éviter les lois de circonstance, celles qui sont présentées uniquement parce qu'elles ont un intérêt médiatique.

mardi 26 juillet 2011

Préserver l'économie agricole de la spéculation boursière

J'ai récemment interrogé le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, sur les propositions que la France entendait présenter à l'occasion du G 20 agricole, sous présidence française cette année, en matière de spéculation boursière. L'une des sources des grandes difficultés que connaît le marché agricole depuis plusieurs années, et dont il peine à sortir, vient en effet des spéculations boursières importantes, notamment sur les matières premières. Elles fragilisent les exploitations et pénalisent les ménages qui voient les prix des produits de base augmenter. Le volet agricole du G 20, sous présidence française cette année, pourrait être l'occasion de formuler des propositions pour contenir ces spéculations boursières et plus largement pour rétablir l'équilibre mondial agricole.

Auto-entrepreneurs : pour une solution équilibrée

En proposant des mesures allégées en matière administrative, fiscale et sociale, le régime de l'auto-entrepreneur a convaincu de nombreux créateurs d’entreprises de se lancer dans une aventure qui les aurait peut-être rebuté autrement.

Assujettis à d’autres statuts plus contraignants, de nombreux professionnels déjà installés y voient cependant une distorsion de concurrence qu'ils acceptent mal.

Pour autant, ce régime, qui constitue une réponse efficace à la crise, ne doit pas être supprimé. Il faut en revanche l'aménager.

Déjà, à ma demande et à celle d'autres parlementaires, le gouvernement a apporté plusieurs corrections indispensables en termes de qualification, d’assurance ou de respect du droit du travail. Il faut maintenant aller plus loin, en limitant ses effets dans le temps. En effet, ce « coup de pouce » ne devrait pas pouvoir s’appliquer tout au long de la vie d’une entreprise.

J'ai donc déposé une proposition de loi, qui vise à limiter son application à une durée maximum de 18 mois.

Une période à mon sens suffisante pour asseoir une jeune entreprise et s’assurer de sa viabilité. À l’issue de celle-ci, son créateur devrait opter pour l’un des autres régimes existants, parfaitement aptes à répondre à une grande diversité de situation.

Retrouvez mon interview sur LCP : http://www.lcp.fr/emissions/en-quete-de-lois/vod/11735-guenhael-huet-depute-ump-de-la-manche/guenhael-huet

vendredi 22 juillet 2011

Pour un débat public sur l'énergie

La catastrophe nucléaire de Fukushima, mais également l’exploitation du gaz de schiste, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’utilité des énergies renouvelables et bien entendu la hausse importante des prix de l’essence, de l’électricité et du gaz domestique sont autant d’éléments qui placent l’énergie au premier plan de nos préoccupations.
Les principes de notre politique énergétique – avec notamment une place privillégiée accordée au nucléaire qui représente 78 % de notre production nationale d'électricité – ont été adoptés il y a plus de 30 ans sans véritable débat, ni au sein des institutions politiques ni, encore moins, dans l'opinion publique.
Il s'agit pourtant d'un sujet qui concerne directement et quotidiennement chacune et chacun d'entre nous.
Comment peut-on demander au consommateur de faire des économies ou, de manière générale, de changer ses comportements si on ne l’associe pas réellement aux enjeux et aux décisions, s’il n’est pas partie prenante de la politique de l’énergie ?
Le temps du secret, de l’opacité voire du mépris manifesté par quelques grandes institutions oeuvrant dans le domaine de l’énergie, doit être révolu.
Le gouvernement doit, en conséquence, prendre l’initiative d’un débat public national sur l’énergie.
Son organisation pourrait être utilement confiée à la commission nationale du débat public qui en garantirait l’indépendance et la transparence.
Ensuite, il reviendra au gouvernement et au parlement de prendre leurs responsabilités et de faire les choix les plus judicieux et précis possibles.

Ligne SNCF Caen-Rennes : à quand une amélioration ?

A plusieurs reprises, j'ai attiré l'attention du gouvernement et du président du conseil régional de Basse-Normandie sur l'état déplorable de la ligne SNCF Caen-Rennes.

Il s'agit d'une ligne très importante : elle relie deux capitales régionales et intéresse donc de nombreux étudiants, mais aussi des familles et des personnes âgées. Elle permet aussi, dans sa partie sud, un raccordement direct sur la ligne TGV Paris-Rennes-Dol-Saint-Malo, et la possibilité de desservir le mont Saint-Michel dans le cadre du chantier de rétablissement du caractère maritime de ce site. D'ailleurs, en mai 2007, un rapport préconisait la desserte ferroviaire du mont Saint-Michel, permettant de relier Paris à Pontorson en deux heures quinze et à Avranches en deux heures trente.

La modernisation de la partie sud de la ligne Caen-Rennes a été définie comme prioritaire à deux reprises, et inscrite dans le contrat de plan 2000-2006, puis dans le contrat de projet État-région 2007-2013. Or, les travaux n'ont pas encore commencé sur cette ligne où les trains continuent de rouler à soixante, voire à quarante kilomètres par heure, sur des voies dont certaines datent de 1911 !

jeudi 21 juillet 2011

Téléphonie mobile : une meilleure couverture pour les territoires ruraux

Que compte faire le Gouvernement pour résorber les « zones blanches » en matière de téléphonie mobile, celles où l'on ne capte pas ou très difficilement un réseau ?

Les résultats de la dernière étude sur le sujet, menée par le syndicat mixte Manche Numérique, sont clairs : relativement nombreuses, souvent de faible surface, elles ne sont pas suffisamment attractives d'un point de vue commercial pour que les opérateurs envisagent spontanément d'y investir.

La solution ? Comme toujours, il faut la chercher du côté du bon sens : la mutualisation. Les opérateurs ont conclu, à la demande du gouvernement et des parlementaires impliqués, un accord-cadre concernant le partage de leurs infrastructures de troisième génération.

Cette démarche doit aussi permettre de réduire le nombre de points hauts nécessaires à la couverture mobile, allant ainsi dans le sens de la préservation des paysages.

Enfin, l'attribution de nouvelles fréquences hertziennes aux opérateurs doit permettre d'améliorer la qualité de la couverture en téléphonie mobile de troisième génération des communes rurales.

Des mesures rationnelles et efficaces, répondant directement aux besoins des territoires et des citoyens.

mercredi 20 juillet 2011

Un député proche de vous

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Être un député disponible et proche de vous... Cet engagement, pris en 2007 au cours de la campagne électorale, je m'efforce de le tenir, chaque jour, avec conviction.

Assemblées générales, cérémonies, épreuves sportives mais aussi permanences ou réunions publiques, les occasions sont nombreuses pour vous rencontrer et vous écouter.

C'est là, j'en suis convaincu, un aspect incontournable du travail du député. Il est, pour moi, impensable de voter des lois qui engagent le quotidien des Françaises et des Français en restant dans mon bureau.

Seule la présence sur le terrain permet de prendre en compte les besoins et les aspirations de chacune et de chacun d'entre vous.

Engagé dans le Sud Manche depuis plus de 25 ans, je suis, comme vous, attaché à des valeurs faites de simplicité et de respect.

Chaque semaine à l'Assemblée nationale, dans l'exercice de mon mandat de député, cet enracinement et cette proximité fondent mon activité.

C'est ce quotidien au service de la réforme de notre pays, que j'ai souhaité partager avec vous au fil des lignes de ce blog.

Fidèlement,
Guénhaël Huet, député de la Manche