mardi 20 décembre 2011

Feu vert pour la reconstruction de l'hôpital de Saint-Hilaire


Les élus locaux et les parlementaires ont obtenu que le Gouvernement débloque les 3 millions d'euros nécessaires au bouclage du plan de financement.

Article la Manche Libre

mardi 6 décembre 2011

Contractualisation laitière : je dénonce l'arrogance des laiteries

Ce qui se passe depuis deux ans sur le marché du lait est consternant.

L'attitude des laiteries face aux producteurs est indécente. La manière dont ce petit groupe d'industriels en situation de quasi monopole traite ceux qu'ils devraient considérer comme leurs partenaires et qu'ils ne tolèrent que comme des subordonnés qui devraient leur obéir en tout, est indigne.

Ce n'est pas comme cela qu'a été imaginée la contractualisation laitière.
Ce n'est pas comme cela que l'on doit envisager l'avenir de la deuxième industrie agroalimentaire française.
Mise en place par la loi de modernisation agricole de juillet 2010, la contractualisation vise à garantir le revenu des agriculteurs et non à renforcer l'hégémonie des laiteries sur la filière.
Dès l'origine, pourtant, les failles dans lesquelles s'engagent aujourd'hui les industriels étaient identifiées. C'est d'ailleurs pour cela, bien conscient des dérives possibles, que je n'ai pas voté ce texte lorsqu'il a été soumis à l'Assemblée Nationale.
Aujourd'hui, comme on pouvait le craindre, les contrats qui sont proposés ne visent pas autre chose qu'une intégration déguisée.
On le voit parfaitement avec les conditions que Lactalis tente d'imposer, sans grande finesse et surtout sans aucun respect, parfois même sous la contrainte et la menace.
Il faut donc que l'État impose des contraintes juridiques beaucoup plus fortes aux industriels laitiers.
Je pose une question aux directeurs des laiteries. Eux qui sont des chefs d'entreprises, accepteraient-ils de vendre leurs produits à un prix moins élevé que le coût de fabrication ? Accepteraient-ils d'abandonner à un autre le droit de décider s'ils peuvent augmenter ou réduire leur production ? Accepteraient-ils de se lier sans espoir de renégociation future ? Non. Et c'est pourtant ce qu'ils tentent, depuis trois ans, d'imposer aux producteurs de lait de notre région.
J'ai reçu voici quelques jours, à Avranches, 1.200 producteurs indépendants, désireux de s'unir pour être plus fort face aux laiteries.
Je leur renouvelle mon entier soutien et me réjouis du front uni des organisations syndicales agricoles, de la FDSEA à la Confédération paysanne en passant par l'APLI pour dénoncer les politiques des industriels laitiers.
La démarche d'union dans laquelle ils s'engagent est la bonne. Seul un vrai rapport de force leur permettra d'être justement entendus.