mardi 27 novembre 2012

Défendre un sport populaire et ouvert à tous

Déjà secrétaire national de l'UMP en charge du sport professionnel et de haut niveau, je viens de rejoindre la Conférence nationale du sport.
La conférence nationale du sport réunit des représentants de l’État, des parlementaires nationaux et européens ainsi que des représentants du monde sportif et économique. Elle organise la concertation entre l’État, les collectivités territoriales, le mouvement sportif et le monde économique afin de favoriser la cohérence de leurs actions respectives dans le développement et la promotion du sport.
Une occasion supplémentaire de défendre une vision populaire d'un sport ouvert à tous et ancré dans nos territoires.
Fort du soutien de la majorité des présidents de fédérations nationales, que j'ai rencontrés, je me suis ainsi inquiété, lors du débat sur le projet de loi de finances pour 2013, des attaques dont a fait l'objet le budget du sport dont les crédits passent de 255 à 232 millions d'euros, soit une baisse de 9,2 % alors qu'il avait augmenté de 58 % entre 2002 et 2012. Relevant une diminution importante des crédits déconcentrés, j'ai directement interpellé la ministre: «  Comment, dans ces conditions, pouvez-vous affirmer votre volonté de lutter contre les inégalités territoriales dans l'accès au sport ? »
Je me suis aussi inquiété du financement de la retraite des sportifs de haut niveau. Mise en place par le gouvernement précédent, son cout avait été évalué à 6 millions d'euros. Or, le gouvernement veut réduire de 5,5 millions d'euros les crédits alloués aux fédérations au titre des conventions d'objectifs et de moyens. Cela revient à faire assumer aux sportifs eux-mêmes, et non à la solidarité nationale, le financement de leur retraite. Par ce tour de passe-passe, on tente de berner des hommes et des femmes qui ont défendu, au prix de sacrifices importants, les couleurs de la France pendant de longues années sans réelle contrepartie financière. Il s'agit là d'une vision à la fois strictement comptable et parisianiste, à cent lieues des réalités de l'immense majorité des disciplines sportives où l'argent ne dicte pas sa loi.

mardi 20 novembre 2012

Aide médicale d’État : les étrangers en situation irrégulière mieux lotis que les citoyens français

A l'occasion de la présentation du budget 2013 de la santé, j'ai interpellé le ministre sur le financement de l'aide médicale d'État.

Si, dans un souci d'humanisme, il ne saurait être question de refuser de soigner, sur notre territoire, toute personne qui en aurait besoin, il est en revanche inadmissible que le gouvernement ait décidé de supprimer la taxe de 30 euros qui avait été instituée sous la mandature précédente.

Il s'agit d'une décision inéquitable puisque, désormais, les seules personnes qui ne participent en rien au financement de notre système de santé sont les étrangers en situation irrégulière sur notre territoire.

Le cout de l'aide médicale d'État est estimé à 800 millions d'euros et une participation de ses bénéficiaires apparaît pour le moins justifiée dans une période économique et financière difficile pendant laquelle le gouvernement n'hésite pas à solliciter, ni les salariés, ni les retraités modestes.

mercredi 14 novembre 2012

Terrorisme : je condamne les propos de Manuel VALLS

Je dénonce très fermement les propos tenus mardi après-midi à l'Assemblée nationale par le ministre de l'intérieur Manuel VALLS lors de la séance des questions au Gouvernement.

Interrogé par les députés de droite et du centre sur la hausse des chiffres de la délinquance et le laxisme de la politique pénale mise en place par le Gouvernement AYRAULT, Manuel VALLS, perdant toute mesure, s'est livré à une charge sans retenue contre l'opposition républicaine, l'accusant d'être à l'origine du retour du terrorisme en France.

Le terrorisme est un sujet beaucoup trop grave pour être ainsi instrumentalisé à des fins politiciennes.
 
La lutte contre ce fléau nécessite l'unité de la Nation et Monsieur VALLS serait beaucoup mieux inspiré de lutter réellement contre tous les actes de terrorisme et de délinquance plutôt que de se livrer à des gesticulations indignes de sa fonction.

vendredi 9 novembre 2012

Retraite du combattant : je dénonce l'absence de revalorisation

Répondant à un engagement pris par Nicolas Sarkozy en 2007 lors de la campagne pour l'élection présidentielle, le précédent Gouvernement et la majorité parlementaire se sont attachés a fortement revaloriser la retraite du combattant. En l'augmentant de 6 points, de 42 à 48 points, son montant est ainsi passé de 488,03 € à 609,40 €, soit une augmentation de 25 %.

Il semble, hélas, que cette dynamique jamais démentie en 5 ans malgré un contexte budgétaire difficile appartienne aujourd'hui au passé, l'actuel Gouvernement ayant refusé la proposition du groupe UMP d'augmenter cette année encore la pension versée aux titulaires de la carte du combattant.

Ce n'est pas sur la solidarité que l'on doit à l'égard de ceux qui se sont battus pour la France qu'il faut faire des économies. De la même manière qu'il malmène l'ensemble des retraites, en supprimant par exemple l'abattement de 10 % du revenu imposable, le Gouvernement montre son désintérêt total du maintien du pouvoir d'achat des retraités tout comme son absence de respect de nos ainés

Commémoration de la guerre d'Algérie au 19 mars : un choix de division

Je déplore très vivement la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Le 19 mars marque certes le cessez-le-feu officiel mais en aucun cas la fin des hostilités et des morts. Longtemps après, le sang a encore coulé. En retenant cette date, on laisse délibérément de côté les milliers d'Européens et les quelque 80.000 harkis tués après le cessez-le-feu. Ils sont oubliés, abandonnés par manœuvre politicienne à la veille du déplacement du Président de la République à Alger. Le bon déroulement d'une visite officielle a-t-il plus d'importance que nos morts ? Et bien au-delà de ces tristes considérations, nous n'avons pas à faire acte de repentance perpétuelle et continuelle.

En 2003, le Président Jacques Chirac avait volontairement choisi la date neutre du 5 décembre pour rendre hommage aux seuls «morts pour la France» pendant la guerre d'Algérie, appuyé en cela par dix des onze principales organisations d'anciens combattants. Il s'agissait d'un choix responsable. En remettant en cause pour des raisons politiciennes et idéologiques cette date de consensus, la majorité socialiste fait le choix de la division alors que les plaies et les blessures sont encore vives.

Je m'associe entièrement aux associations de rapatriés et de harkis, à l'Union nationale des combattants (UNC), aux ACPG-CATM et à la trentaine d'association fortes de 1.200.000 adhérents au total qui ont exprimé leur vive opposition à ce texte.

Contexte : Le Sénat vient d'adopter définitivement une proposition de loi reconnaissant le 19 mars comme journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Ce texte avait été adopté par l'Assemblée nationale, alors déjà sous majorité socialiste, en 2002, à l'initiative de Lionel Jospin. La date du 19 mars 1962 renvoie à l’application de l’accord de cessez le feu, signé à Evian, entre la France et les représentants du gouvernement provisoire algérien.

jeudi 8 novembre 2012

Mariage pour tous : une réunion-débat le 27 novembre

Le gouvernement vient de présenter le projet de loi relatif au mariage homosexuel.

Il s’agit d’un sujet de société particulièrement important et porteur de profonds bouleversements sur le droit de la famille, sur les relations parents-enfants et sur l’équilibre et l’intérêt même des enfants.

De nombreux élus, associations, médecins spécialistes des enfants, ainsi que l’ensemble des cultes pratiqués dans notre pays ont fait part de leurs craintes, de leurs réticences et de leur opposition à ce projet.

Compte tenu des enjeux, un véritable débat public est nécessaire et nous avons le devoir de nous mobiliser.

C'est pourquoi, avec Philippe BAS et Jean BIZET, nous avons le plaisir de vous convier à une réunion le mardi 27 novembre à 20 h 30 salle Victor Hugo à Avranches.

Venez nombreux !

Loi de finances : mépris de l'agriculture et déni de démocratie

Du jamais vu sous la cinquième République ! Assurée de se retrouver en difficulté dans l'hémicycle, la majorité socialiste à l'Assemblée nationale n'a pas hésité, au cours de la discussion du budget de l'agriculture, à tordre le cou au règlement, manipulant les circonstances d'un vote solennel afin de s'assurer de l'emporter contre l'évidence.
Un véritable déni de démocratie. En prononçant une suspension de séance destinée à permettre aux députés socialistes de rejoindre leurs rares collègues présents dans l'hémicycle face aux députés UMP présents en nombre, le président a gravement enfreint le règlement de l'Assemblée nationale qui, garant de la démocratie et de la régularité des débats, interdit toute manœuvre de cet acabit dès lors que la procédure de vote solennel a été ouverte.
Cet épisode peu glorieux démontre si besoin en est que, face aux difficultés de l'agriculture française, les députés socialistes ne font pas seulement preuve de désintérêt mais surtout d'acharnement. Absents – ou presque – pendant les débats, ils n'hésitent pas à enfreindre le règlement afin de faire voter des dispositions qui constituent de véritables atteintes au monde agricole
L'amendement défendu par les députés UMP avait en effet pour objet de maintenir l’exonération de charges sociales pour les employeurs de saisonniers agricoles.
Dans un contexte de concurrence internationale exacerbée, alors que malgré cette aide mise en place en 2010 les salaires agricoles français restent les plus onéreux d’Europe, avec plus de 40 % d’écart, son abandon constitue une véritable agression à la compétitivité de nos entreprises agricoles.
Ce n'est, hélas, pas la seule, conclue-t-il. En baisse de 10 %, le budget présenté par le Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT consacre aussi très clairement le désengagement de l’État sur la politique d'installation. C'est l'avenir de l'agriculture qu'on engage. Il faudra que les parlementaires socialistes qui vont voter ce budget fassent preuve de responsabilité et viennent dans nos campagnes s'en expliquer avec les agriculteur.

Désertification médicale : je propose une régionalisation du numerus clausus

Soucieux de répondre à la désertification médicale dont souffrent nos campagnes,je vais déposer une proposition de loi visant à instaurer une régionalisation du numerus clausus et à favoriser l'installation des médecins dans les zones de désertification médicale. 
Si le nombre de médecins n'a jamais été aussi élevé en France, leur répartition sur le territoire devient en effet de moins en moins homogène et de nombreuses régions sont déjà dans une situation critique.
Un phénomène croissant : en 2010, tandis que 70 % des nouveaux médecins privilégiaient l'exercice salarial moins de 10 % choisissaient un mode d'exercice libéral. Et parmi ces derniers, moins d'un quart seulement en zone rurale... tandis que près de 1.000 médecins libéraux, dont une petite moitié de généralistes, dévissaient leur plaque bien avant l'âge de la retraite.
Les solutions, elles, restent à identifier. L 'augmentation ou la disparition du numerus clausus, réclamée par certains ? On peut être sûr qu'elle resterait sans effet. Les dispositifs d'incitation financière à l'installation ? Déjà testés, ils ont montré leurs limites.
La situation est pourtant critique. Dans un pays qui a choisi de bâtir une grande partie de sa politique de santé et de solidarité autour du maintien à domicile, la raréfaction des médecins libéraux en milieu rural se pose comme un problème majeur.
L'objet de la proposition de loi que j'ai initiée, et qui est soutenue par plusieurs de mes collègues, est de reformer le numerus clausus en le régionalisant et en l'assortissant d'une obligation d'installation dans des zones médicalement sous-dotées.