vendredi 21 décembre 2012

Après Tulle, je demande la réouverture du tribunal de grande instance d'Avranches

Je viens d'adresser un courrier à la garde des sceaux Christiane TAUBIRA, par lequel je demande la réouverture du tribunal de grande instance d'Avranches.
« Plusieurs déclarations ou articles de presse ont, ces dernières semaines, annoncé la réouverture prochaine du tribunal de grande instance de Tulle.
« J'imagine que cette décision s'inscrit dans le cadre plus large des ajustements de la carte judiciaire que vous évoquiez vous-même, quelques semaines plus tôt, devant les sénateurs.
« Permettez-moi tout de même de m'étonner de cette accélération soudaine d'un processus que vous présentiez alors comme non urgent et auquel vous assuriez vouloir associer le Parlement. L'attachement particulier du Président de la République à la bonne ville de Tulle explique peut-être cela mais ne le justifie en rien.
« Ainsi que vous le savez, une vingtaine d'autres TGI avaient été supprimés en 2008 et l'opposition de l'époque avait alors très vivement critiqué cette fermeture et condamné cette réforme de la carte judiciaire.
« Compte tenu de ces éléments, je ne doute pas que vous allez annoncer la réouverture de tous les tribunaux fermés en 2008.
« Personne ne pourrait en effet comprendre que seul le TGI de Tulle bénéficie du fait du prince alors que monsieur hollande, candidat à la Présidence de la République affirmait son attachement à un Etat exemplaire.
« Je vous remercie en conséquence d’examiner les conditions de la réouverture du TGI d’Avranches dont l’activité n’était pas inférieure à celle du TGI de Tulle. »

jeudi 6 décembre 2012

Logement social : Madame Duflot se trompe de cible

Madame le ministre du logement a trouvé opportun de s'en prendre à l’Église catholique pour réclamer la réquisition des logements disponibles. Elle aurait pu, dans un souci d'honnêteté, s'en prendre à des sociétés d'investissement, qui sont de grands propriétaires à Paris. Ou encore au conseil régional d’Île-de-France ou à la ville de Paris, qui disposent d'un parc immobilier important souvent mis à la disposition de leurs amis politiques.

Mais elle a choisi de s'en prendre exclusivement à l’Église catholique. Ce n’est ni digne, ni acceptable.

La solidarité, en France, n’est le monopole de personne. Elle n’appartient à aucun groupe ni à aucun parti.

Madame Duflot fait injure à toutes les associations qui, jour et nuit, servent les plus démunis et essaient de leur trouver des solutions.

Madame Duflot fait injure aux 60.000 bénévoles du Secours catholique.

Madame Duflot perd ses nerfs.

Pourquoi ? On le devine.

Sans doute veut-elle ainsi se venger de l'Église catholique, qui a eu l'outrecuidance de s'opposer au projet de loi de mariage homosexuel, qu'elle défend avec tant de passion. Bien plus de passion qu'elle n'en met à trouver des solutions réalistes au véritable problème du mal logement en France.

Une nouvelle fois la majorité choisit l'invective, la querelle politicienne et la lubie au lieu de se confronter avec réalisme aux difficultés de la société en s'efforçant de trouver des solutions efficaces et juste.

Prix de l'essence : le Gouvernement fait preuve de démagogie et d'idéologie

Mardi 4 décembre, lors de la séance des questions au Gouvernement, j'ai interpellé le Premier ministre Jean-Marc AYRAULT sur la hausse des prix du carburant après la fin des mesures mises en place au cours de l'été.

« Nous vous avions dit, à l’époque, rejoints par de nombreux économistes, qu’il s’agissait d’un système très artificiel et que, très rapidement, les prix à la pompe augmenteraient de nouveau. Vous annoncez aujourd’hui la fin de ce dispositif transitoire et, bien entendu, vous ne proposez rien.

« Les masques tombent. Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres depuis six mois, vous avez fait preuve de démagogie et d’idéologie, sans doute pour donner des gages à vos alliés écologistes qui sont, il est vrai, de plus en plus critiques à votre endroit. »

« Chaque jour qui passe voit augmenter le nombre de déçus de votre politique.

« Les retraités qui, pour vous, sont des nantis et qui vont devoir payer une surtaxe.

« Les travailleurs qui, pour vous, sont des nantis et dont vous avez fiscalisé les heures supplémentaires.

« Les familles qui, pour vous, sont des nanties et qui vont désormais payer plus cher les emplois à domicile.

« Les artisans, les commerçants, les petites et moyennes entreprises qui, pour vous, sont des nantis et qui subissent une augmentation de leurs charges.

« Aujourd’hui, monsieur le Premier ministre, ce sont les automobilistes, qui ont cru à votre promesse démagogique et à celle du Président de la République de bloquer les prix de l’essence, qui vont déchanter. »

lundi 3 décembre 2012

Défendre la langue française au sein de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie

Je suis heureux de d'être nommé membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

En participant aux travaux de cette institution, à laquelle j'ai souhaité adhérer, je veux m'efforcer de préserver, avec d'autres, le socle de la francophonie dans le monde et notamment sa composante principale : la langue française.

 À travers le monde, elle rassemble près de 115 millions d’hommes et de femmes pour qui elle est la langue maternelle, 61 autres millions qui la maîtrisent partiellement et près de 89 millions qui ont fait le choix de l’apprendre.

C'est ainsi une communauté de près de 265 millions de personnes qui, appuyée par notre réseau diplomatique et culturel, est présente dans l’ensemble des régions du monde. 

Ce privilège, qu’elle ne partage qu’avec l’anglais, participe bien évidemment autant du rang de notre pays sur la scène internationale que du rayonnement de nos idées et doit impérativement être préservé.

Lieu de débats, de propositions et d’échanges, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, qui regroupe des parlementaires issus de 78 sections nationales, a été créée en 1967 sur une suggestion de Léopold Sedar-Senghor. Par ses avis et recommandations, elle participe à la vie institutionnelle de la Francophonie. Elle intervient notamment devant les chefs d’État lors des sommets de la Francophonie.

Outre la défense de la langue française, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie mène un important travail de réflexion sur des sujets tels que les libertés et les droits politiques, l’espace économique francophone et la coopération décentralisée ou encore l’éducation, les obstacles à la diffusion des connaissances dans les pays francophones ou la place du français dans les organisations internationales.