lundi 28 janvier 2013

Barrages du sud Manche : j'ai de nouveau interpellé la ministre de l'environnement

Jeudi 24 janvier, à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions orales, j'ai interpellé la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho, a propos des barrages du sud Manche. Je lui ai redit mon opposition à l’arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit et renouvelé une demande de rendez-vous avec les élus locaux et les associations concernées, dont l'association des Amis du Barrage.

« Madame la ministre, ma question porte sur les barrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins sur la Sélune.
« Au mois de novembre 2009, le ministère de l’écologie a décidé de supprimer ces deux barrages. Vous avez vous-même confirmé cette décision dès votre entrée en fonction au mois de juin dernier. 
« Les deux raisons qui nous ont été données pour justifier l’arasement des deux barrages sur la Sélune sont, d’une part, la restauration de la qualité de l’eau, d’autre part, la restauration de la migration des poissons. Tout le monde est parfaitement d’accord sur ces deux objectifs, mais nous sommes persuadés, au niveau local, qu’il est possible d’atteindre ces objectifs sans procéder à cet arasement.
« Ces barrages ont plusieurs vertus. D’abord, ils produisent de l’électricité très peu chère et propre. Vous venez de répondre à l’instant à notre collègue M. Buisine qu’il fallait promouvoir les énergies renouvelables : voilà, madame la ministre, une belle occasion d’agir en ce sens en ne supprimant pas ces deux barrages !
« Ils ont ensuite une fonction de régulateurs des crues. Aussi la population de la région de la baie du Mont-Saint-Michel craint-elle fort de subir des inondations très importantes si les barrages sont supprimés.
« Une autre vertu de ces barrages est d’avoir permis la mise en place autour des lacs d’une activité touristique et économique. Les soixante-dix à quatre-vingts emplois qu’elle représente risquent donc d’être supprimés dans les années qui viennent.
« Votre prédécesseur et vous-même, madame la ministre, avez indiqué que vous vouliez faire en la matière une opération exemplaire. Depuis, nous n’avons plus beaucoup de nouvelles, notamment concernant les financements. Le conseil régional de Basse-Normandie a indiqué qu’il ne paierait pas, le conseil général de la Manche et les collectivités locales de base non plus. Quant à l’État, il est dans une situation d’impécuniosité que chacun connaît.
« Franchement, madame la ministre, il serait infiniment plus sage d’atteindre les deux objectifs dont j’ai parlé sans supprimer les barrages, et de régler localement, avec les élus, les problèmes qui peuvent se poser. Je vous demande donc encore une fois de respecter les engagements du Président de la République et les vôtres, et de ne pas supprimer les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit, afin de maintenir une énergie propre, très peu chère, et de favoriser ainsi les énergies renouvelables.
« Madame la ministre, je vous demande une nouvelle fois d’écouter ce que disent les élus locaux et les populations locales et de nous réunir afin que nous examinions la possibilité d’atteindre les objectifs que vous avez rappelés et que nous partageons, sans supprimer les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit. Je vous demande donc, madame la ministre, d’organiser une nouvelle réunion avec votre cabinet. »

Le scandaleux refus de François HOLLANDE de recevoir les parlementaires opposés au mariage homosexuel

Je regrette très vivement la fin de non-recevoir opposée par le Président de la République, François HOLLANDE, à la demande de rendez-vous formulée par les députés et les sénateurs de l'Entente parlementaire pour la famille.

Ce refus est tout simplement scandaleux. Les 220 parlementaires de l'Entente représentent 100.000 françaises et français par circonscription. Ils ont été élus pour faire entendre leur voix. C'est donc un profond manque de respect de la part du Président de la République à l'égard de ces françaises et de ces français.

C'est d'autant plus étonnant que les associations favorables au mariage homosexuel, qui représentent quelques milliers d'adhérents seulement, ont, elles, été reçues immédiatement.

Pourquoi François HOLLANDE se dérobe-t-il et laisse t-il Madame TAUBIRA recevoir les parlementaires ? Ce projet n'est-il pas aussi le sien ? A-t-il des difficultés à le soutenir, à le justifier, à le cautionner, comme certains de ses propos rapportés par la presse il y a quelque temps le laissaient entendre ? »

Haut conseil à l’égalité hommes-femmes  : je refuse de siéger

Je ne siègerai pas au sein du Haut conseil à l’égalité hommes-femmes où j'ai été désigné.
Améliorer la place des femmes dans la société ? Oui.
Protéger les femmes des violences sexistes ? Oui.
Etendre la parité à l’ensemble de la sphère publique ? Oui.
Mais pour faire avancer les droits des femmes, il faut être cohérent et ne pas commencer par nier la différence ou l’altérité des sexes.
L’égalité ne peut se construire que sur la reconnaissance des différences, pas sur leur négation.
La théorie du genre, soutenue par le parti socialiste va malheureusement dans ce sens.
Le mariage homosexuel va également et malheureusement dans ce sens. Sous couvert d’égalité, ce projet occulte et néglige totalement les droits des enfants et les droits des femmes.
En effet, le mariage homosexuel ouvre fatalement comme conséquence, avec la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui, une marchandisation du corps de la femme.
Le gouvernement considère-t-il qu’il s’agit d’un progrès pour les droits des femmes ?
Il est vrai que monsieur BERGE, proche du pouvoir socialiste, a récemment déclaré qu’il n’y avait « aucune différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler ».
Personne à gauche ne l’a démenti.
Je suis consterné par le cynisme avec lequel le gouvernement s’attache à faire exactement l’inverse de ce qu’il prône.
Je refuse d’être le complice d’une telle incohérence et d’une telle mascarade mais je continuerai à travailler à l’amélioration de la place des femmes dans la société comme je l’ai fait pendant 5 ans au sein de la délégation parlementaire aux droits des femmes. »
Pour info : Le Haut conseil à l’égalité hommes-femmes a été installé le mardi 8 janvier à Matignon. Présidé par l’ancienne député PS des Côtes-d’Armor, Danielle BOUSQUET, il se substitue à l’observatoire de la parité et a vocation à animer le débat public sur les grandes orientations de la politique pour l’égalité. Il réunit des élus nationaux et locaux, des personnalités qualifiées, des représentants des associations et des administrations de l’Etat.
Membre de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité entre les hommes et les femmes, Guénhaël HUET a notamment rédigé deux rapports d’information consacrés aux femmes en détention et à la santé des femmes.