lundi 18 mars 2013

Il faut donner un statut d'association agrée à la Confédération française des retraités

Alors que notre pays compte aujourd’hui 15 millions de retraités, soit 23 % de la population française, les études démographiques prévoient que dans 50 ans 1/3 des Français auront plus de 60 ans. Le constat est sans équivoque : les retraités sont de plus en plus nombreux dans notre société et leur espérance de vie n’a de cesse d’augmenter.

Le poids des retraités est donc croissant, poids non seulement démographique mais encore économique et social.

C’est à ce titre, et de façon parfaitement légitime, qu’ils revendiquent une représentation aux côtés des actifs : si les intéressés ne font plus partie des actifs, au sens strict du terme, ils n’en sont pas moins des citoyens à part entière qui veulent s’exprimer et être entendus sur les questions les touchant directement.

Les retraités, au-delà de leur grande diversité, ont des préoccupations communes et des problèmes qui leur sont propres, notamment :
1° L’avenir des régimes de retraite ;
2° Le rôle économique et social des retraités ;
3° L’avenir du système de santé et notamment les problèmes de santé dus au vieillissement et la prise en compte de la perte d’autonomie éventuelle ;
4° Les relations intergénérationnelles.

C’est la raison pour laquelle, avec plusieurs de ses collègues, Guénhaël HUET a déposé une proposition de loi visant à donner à la Confédération Française des Retraités un statut d’association agréée afin que son rôle de partenaire du dialogue social soit pleinement reconnu.

Cette représentation officielle lui permettrait d’intervenir dans tous les organismes de réflexion, de consultation, de gestion et de décision traitant des problèmes concernant les retraités.

Plus grande organisation de retraités, la Confédération Française des Retraités, créée en 2000, regroupe 5 grandes fédérations de retraités (Les Aînés Ruraux, la Confédération Nationale des Retraités des Professions Libérales, la Fédération Nationale des Associations de Retraités, le Groupement CNR-UFRB et l’Union Française des Retraités). Elle forme un ensemble regroupant 1,5 million de retraités.

jeudi 14 mars 2013

Ecole : Le manque d’ambition du Ministre

Le projet de loi sur la refondation de l’école est actuellement débattu à l’Assemblée nationale. Dans la langue française - d’ailleurs si souvent mise à mal dans notre système scolaire - le mot « refondation » signifie « une reconstruction, des bases et des valeurs nouvelles ». On ne peut malheureusement que constater que le projet de loi présenté par Monsieur Peillon est très éloigné de cette définition. 

Le principal argument et leitmotiv du gouvernement réside dans la suppression de postes d’enseignants depuis une dizaine d’années. Il convient sur ce point de rappeler que le taux d’encadrement des élèves, du fait de l’évolution démographique, est bien supérieur à ce qu’il était il y a 20 ans. 

Il convient également de rappeler que les situations, à cet égard, sont très contrastées entre l’école, le collège et le lycée.

Il apparaît donc clairement que l’approche purement quantitative du ministre relève davantage d’un procès d’intention que d’une véritable ambition pour l’école.

Cette ambition devrait reposer sur trois idées-force :
  • Revenir à la vocation première de l’école qui est la transmission du savoir et donc cesser de demander à l’école de régler tous les problèmes de la société.
  • Restaurer les relations parents - enfants - enseignants en réaffirmant que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants.
  • Libérer les initiatives actuellement étouffées par un système beaucoup trop centralisé et imposé par des syndicats arc-boutés sur une exigence de cogestion incompatible avec l’intérêt des élèves.
Aux lieu et place de ces véritables ambitions, les soixante articles du texte se limitent au mieux à un toilettage du code de l’éducation et, au pire, à une remise en cause dogmatique d’institutions qui avaient pourtant fait preuve de leur utilité tel que le Haut Conseil de l’Education.

Il faut également noter l’absence totale de référence aux activités physiques et sportives, manifestement oubliées par le ministre alors qu’elles concourent, de l’avis général, à l’équilibre et à l’épanouissement des élèves.

Emprisonnés dans l’idéologie et le corporatisme, le ministre de l’Education nationale et la majorité parlementaire n’ont manifestement pas mesuré les enjeux fondamentaux de notre système scolaire.

Il ne faut donc pas s’étonner que le texte se réduise à un catalogue de mesures techniques, par nature discutables, alors qu’il aurait pu et dû être une vision et une ambition nationales partagées pour l’avenir de notre système scolaire et l’intérêt de notre jeunesse.