lundi 24 juin 2013

Sécurité de l'Euro 2016 : l'Etat doit donner des garanties

J'ai récemment interpellé le ministre de l'intérieur Manuel VALLS au sujet de la sécurité pendant l'euro 2016 qui se déroulera dans plusieurs villes de France.
Si l'organisateur, l'UEFA, est compétent dans les stades et les camps de bases des équipes, l'État reste en effet le seul garant de la sécurité en dehors de ces sites.
Or, à la lumière des débordements qui se sont produits place du Trocadéro dans la soirée du 13 mai, il apparaît de manière très claire que le football reste entaché par la violence de certains de ses supporters.
Même s'il est particulièrement complexe de prévoir des mouvements de foule sur la place publique, il reste cependant indispensable qu'un dispositif de lutte contre ce type de débordements soit mis en place.
Je demande donc que des dispositions précises soient appliquées sur le territoire français et aux abords des stades à l'occasion du déroulement de la compétition pour assurer la sécurité de tous. Il insiste plus particulièrement sur la mise en œuvre, en partenariat avec les autres pays membres de la compétition, de mesures afin d'identifier les supporters étrangers à risque. Les fauteurs de troubles sont, en effet, souvent sans billet et non identifiés, caractéristique qui sera renforcée par l'arrivée sur le territoire français de milliers de supporters étrangers.
Député-maire d'Avranches, Guénhaël HUET, est membre titulaire du Conseil national du sport, secrétaire national de l'UMP en charge du sport professionnel et de haut niveau et co-rapporteur de la Mission d'information sur l'application du fair-play financier européen au modèle économique des clubs de football professionnel français.

mercredi 19 juin 2013

"Mur des cons" : une lettre à François Hollande

Avec d'autres parlementaires, à l'initiative du député Eric Cioti, j'ai adressé une lettre au Président de la République pour lui demander de faire en sorte que la mise à pied prononcée par France-Télévision à l'égard de l'auteur du film ne soit pas appliquée. Il serait en effet particulièrement choquant que la seule personne sanctionnée dans cette affaire soit un journaliste intègre et aux qualités professionnelles reconnues alors même qu'aucune décision n'a été prise contre les magistrats impliqués.

« Monsieur le Président de la République,

« L'affaire dite du « Mur des cons » du syndicat de la magistrature a suscité une vive condamnation en raison du discrédit général lancé sur l'indépendance de l'autorité judiciaire.

« Alors qu'aucune sanction n'a été formulée contre les magistrats auteurs de ce « mur des cons », le seul à devoir le seul à devoir rendre des comptes aujourd'hui est le journaliste de France, Clément Weill-Reynal, qui a filmé ce mur dans les locaux du syndicat de la magistrature.

« Clément Weill-Reynal écope d'«une semaine de mise à pied disciplinaire avec privation de la totalité du salaire » à partir du 12 juin, sur décision de la direction de la chaine publique France 3. Il a été averti que si « un tel comportement devait se renouveler à l'avenir, nous [la direction de France 3] pourrions être amenés à remettre en cause votre maintien dans la société ».

« Cette décision, particulièrement rare, est choquante et foncièrement injuste. Je m'étonne que la direction de France 3 ait pris cette sanction alors qu'aucun des représentants syndicaux présents au conseil de discipline le 3 juin dernier ne s'est prononcé pour la mise à pied. Pourquoi les seuls administrateurs de France-Télévision ont-ils voté pour cette sanction ? Ce choix est-il guidé par l'orientation politique des victimes ? Est-ce l'inauguration d'un délit d'opinion ?

« Dans ces conditions, en tant qu'autorité de nomination des dirigeants des chaînes publiques, et au nom de la liberté de la presse, je vous demande d'exiger de la direction de France 3 de ne pas mettre en œuvre cette sanction. La République se doit d'adresser un geste envers ce journaliste. »