vendredi 19 décembre 2014

Protection de la Baie : un courrier à Ségolène Royal

Réunis à Beauvoir, 15 jours après la visite de la ministre de l'environnement, Madame Ségolène Royal, 70 élus, parlementaires, conseillers généraux, conseillers communautaires et maires de la Manche et de l'Ille-et-Vilaine ont arrêté une position commune face aux contraintes urbanistiques qui pèsent sur leurs territoires.
Dans un courrier qui lui sera adressé en début de semaine, nous ferons part à la ministre de notre opposition déterminée à ces nouvelles contraintes que l'administration veut imposer à un territoire déjà concerné par de nombreuses réglementations.
Il nous apparaît en effet inadmissible de voir le Mont, la Baie, et les communes qui la bordent véritablement mis sous cloche, en y interdisant à l'avenir tout développement de l'habitat et de l'activité économique.
Pour autant, bien conscients de la nécessité de préserver ce site architectural, historique et naturel exceptionnel, nous engageons à mettre sur pied, dès les premiers jours de la nouvelle année, une structure réunissant les trois SCOT (schémas de cohérence territoriale) du pays de la Baie, du pays de Saint-Malo et du pays de Fougères afin de formuler, dans les plus brefs délais, une série de préconisations relatives à la protection du Mont-Saint-Michel.
La prévention des risques de submersions marines pourrait, quant à elle, être débattue au sein de la Conférence de la Baie que la préfecture de la Manche doit mettre en place dans les prochaines semaines et qui réunira les collectivités bretonnes et normandes concernées par le Mont-Saint-Michel et sa baie.
Nous indiqueront enfin à la ministre que, en l'état actuel, il ne nous apparaît pas prioritaire de réfléchir à la mise en place d'un parc naturel, comme elle en a formulé la proposition lors de sa visite.

mardi 16 décembre 2014

Projet de loi Macron :avec Philippe GOSSELIN, je participe à la commission spéciale

Présenté la semaine dernière en conseil des ministres, le projet de loi relatif à la croissance et à l'activité du ministre de l'économie Emmanuel Macron sera examiné par l'Assemblée nationale à partir du 26 janvier en séance publique.

Temps programmé, procédure accélérée, ordonnances : le Gouvernement, qui peine à convaincre dans les rangs mêmes de sa majorité, multiplie les dispositifs d'encadrement, voire de limitation, du travail parlementaire.
Avec mon collègue Philippe GOSSELIN, j'entends cependant m'impliquer pleinement dans la discussion de ce texte qui intéresse de très nombreux secteurs de notre économie, avec la déréglementation des professions juridiques ou la libéralisation du transport par autocar, voire remet en cause certains grands équilibres de notre société avec l'assouplissement du travail dominical.
Nous participerons donc à la commission spéciale mise en place par l'Assemblée nationale.

lundi 8 décembre 2014

Barrages : l’État reconnaît enfin qu'il existe d'autres solutions

Avec l’annonce, jeudi, par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, de la suspension de la procédure d’arasement dans l’attente d’études complémentaires, les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit ont marqué un point important.
L’Etat reconnaît enfin que l’arasement n’est pas l’unique solution pour répondre aux prescriptions posées par la loi sur l’eau.
L’Etat reconnaît enfin que le coût de l’opération est anormalement élevé au regard des bénéfices escomptés, particulièrement en cette période de disette budgétaire.
L’Etat reconnaît enfin qu’il n’est pas opportun de se priver d’une source d’énergie renouvelable, facilement stockable et peu coûteuse.
L’Etat reconnaît enfin que la mobilisation des élus et des acteurs locaux a un sens et que leur voix, porteuse d’un message de bon sens, mérite d’être entendue.
En acceptant l’invitation à venir sur le terrain, Ségolène Royal a pu se rendre compte de l’utilité des barrages et de la forte volonté locale de les conserver.
Pour autant, si une étape importante a été franchie, rien n’est encore joué.
Des études complémentaires ont été demandées par la ministre, relatives au potentiel de production électrique des ouvrages, à la qualité des eaux et à l’aménagement de passes à poisson.
Dans cette attente, les élus, les acteurs locaux et tous les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit doivent rester mobilisés.

mercredi 26 novembre 2014

Pourquoi je soutiens Hervé Mariton pour la présidence de l’UMP

A quelques jours du scrutin qui donnera un nouveau président à l'UMP, je tenais, avec mon collègue Philippe GOSSELIN, à redire les raisons de mon soutien à Hervé Mariton.
« Hervé Mariton défend des convictions fortes, dont il n’a pas varié au fil des années ou au gré des évènements ou des situations. Nous savons qu’elles sont partagées par la grande majorité des adhérents et sympathisants de l’UMP. Libéral sur le plan économique, il refuse les demi-mesures et ose proposer les réformes dont le pays a besoin. Attaché à notre identité, il est l’un des principaux défenseurs des valeurs qui fondent la société française, notamment la famille. Il est également attentif au niveau de vie des Français comme à leur mode de vie.
« Parce qu’il est le candidat de la clarté et des convictions, nous soutenons Hervé Mariton à la présidence de l’UMP et nous invitons les militants à voter pour lui le 29 novembre. Plus nous serons nombreux à voter pour lui, et plus ces convictions pourront façonner et inspirer l’UMP de demain.
« En tant que parlementaire et responsable du projet de l’UMP, Hervé Mariton a su démontrer ses qualités de travail et de sérieux dans des domaines aussi divers que la famille, les finances, la défense, les transports ou l’énergie. Soutenir Hervé Mariton, c’est soutenir un parlementaire engagé dans de nombreux combats et pas seulement un habitué des plateaux télévisés et un amateur de petites phrases.
« La tâche de redressement de notre parti exige du temps et de la persévérance : il nous faut un Président qui s’y consacre pleinement, sérieusement. L’existence même de notre parti ne doit pas être tributaire des bonheurs ou des malheurs électoraux de tel ou tel politique, aussi charismatique soit-il.
« La rénovation de notre mouvement passe par des convictions fortes, exprimées dans la clarté. Des valeurs communes qui s’expriment dans la durée. Hervé Mariton est à même de porter nos ambitions. »

Philippe GOSSELIN
Député de la Manche



Guénhaël HUET
Député de la Manche

vendredi 14 novembre 2014

Financement des équipements sportifs : le désengagement de l'Etat inquiète

Dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances pour 2015, j'ai porté devant le ministre des sports les inquiétudes des collectivités locales face à la diminution des crédits affectés au Centre national pour le développement du sport (CNDS).
Alors que le CNDS est le principal artisan du sport pour tous, le Gouvernement a choisi d’en baisser les recettes affectées de 33 millions sur la période 2014-2017, dont 13 millions d’euros dès 2015. Les subventions d’équipement s’en trouveront réduites d’un quart. Cela est d’autant plus navrant que le soutien du CNDS aux équipements sportifs a tout autant un effet de levier que valeur de label pour les cofinanceurs des installations sportives. Cette décision signe le désengagement progressif de l’État du parc sportif. Une fois de plus, ce sera aux collectivités locales, dont le Gouvernement a décidé par ailleurs de baisser les dotations, d’assumer
Autre sujet d'inquiétude : la baisse des subsides aux associations. La jeunesse est une priorité affichée par le Président de la République, le Gouvernement et sa majorité. Dès lors, il est surprenant de constater que les crédits affectés à la vie associative et l’éducation populaire connaissent une forte baisse, cela alors même que l’engagement associatif a été reconnu grande cause nationale 2014.
Par ailleurs, si je salue la valorisation du service civique, avec un objectif annoncé par le Président de la République de 100 000 volontaires en 2017, j'ai demandé au Gouvernement l'assurance que le service civique conservera son statut prioritaire, malgré la situation économique de notre pays et les contraintes budgétaires qui en résultent.
Enfin, j'ai souligné l'inquiétude du monde cycliste face à l'augmentation des frais d'encadrement des épreuves, notamment ceux relatifs à l'accompagnement de la gendarmerie.
Avec les nouveaux tarifs, c’est une augmentation de 1 500 % en trois ans qui sera imposée aux organisateurs et des courses vont tomber. Déjà, la Classique de l’Indre, à Châteauroux, n’aura pas lieu et le Tour de Normandie n’aura peut-être pas lieu l’année prochaine.
Le ministre a répondu, sur ce point, qu'une réunion serait prochainement organisée conjointement avec le ministre de l'intérieur.

mercredi 12 novembre 2014

Barrages : je redis mon opposition à l'arasement des barrages

Samedi 8 novembre, j'ai profité de l'inauguration de la foire Saint-Martin, à Saint-Hilaire-du-Harcouët, au cœur du bassin de la Sélune, pour redire publiquement mon opposition à l'arasement des barrages.

Nous sommes victime d'une décision de l’État qui est inacceptable. Une décision qui va coûter beaucoup d'argent  alors que l’État n'a pas d'argent, une décision qui va coûter beaucoup d'emplois à une époque ou le chômage est important. J’appelle donc, de nouveau, plus que jamais, à une vraie mobilisation. L'enjeu, économique et environnemental, est important.


 Retrouvez ci-dessous la vidéo de mon intervention :

Foire Saint-Martin: Guenhaël HUET redit son opposition à l'arasement des barrages




jeudi 6 novembre 2014

Le gouvernement doit faciliter l’installation des jeunes agriculteurs

La profession agricole ne se renouvelle pas : à l'heure actuelle, seulement 60 % de l'ancienne génération est remplacée par une nouvelle génération. Chaque année, environ 16 000 exploitations agricoles ne trouvent pas repreneur et, entre 2000 et 2010, notre territoire a perdu 25 % de ses exploitations agricoles.
Ce constat inquiétant, que j'ai dressé à l'occasion du débat sur le projet de loi de finances, n'appelle pas une simple réponse budgétaire : à travers les crédits de l'État affectés à l'appui au renouvellement et à la modernisation des exploitations agricoles, la dotation pour les jeunes agriculteurs augmente en effet cette année de 5 millions d'euros, passant de passe en effet de 21 à 26 millions d'euros.
Mais c'est un mouvement de fond qu'il est difficile de contrer : le dispositif en vigueur n'est pas satisfaisant. En cause, notamment, le non-interventionnisme de l'Europe face à la chute des cours et les menaces qui pèsent sur le prix du lait avec la disparition des quotas.
Le Gouvernement doit envisager, au-delà des chiffres, des mesures qualitatives pour améliorer l'efficacité du dispositif d'aide à l'installation des jeunes.

mercredi 8 octobre 2014

Entretien de rentrée avec la presse régionale


Ouest-France


Le député, le budget, les barrages, le Mont
Le budget présenté par le gouvernement a fait réagir l'UMP qu'est Guénhaël Huet. Le parlementaire hausse aussi le ton sur l'arasement des barrages et le périmètre de protection du Mont.

Le budget présenté la semaine dernière ne vous laisse pas sans voix ?
Que non. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec 80 milliards d'euros, le déficit est très, très élevé. L'hypothèse de croissance est surévaluée. En 2014, on nous parlait de 0,9 % et on est tombé à 0,5. Pour cette année, on nous annonce 1 %, nous aurons la moitié. Quant à la dette, elle ne cesse de croître pour atteindre les deux mille milliards d'euros soit 30 000 € par habitant. Ce qui représente 95 % de notre PIB ou richesse nationale, si vous préférez.

C'est le montant qui vous inquiète ou sa nature ?
Il est vrai que la nature est plus inquiétante encore. L'État emprunte pour couvrir ses dépenses de fonctionnement au lieu de mettre l'accent sur les dépenses d'avenir, ce qu'avait commencé à mettre en place le précèdent quinquennat. Nos dépenses publiques s'élèvent à 56 %, contre 46 % chez nos voisins européens. En corollaire, le taux des prélèvements obligatoires est de 46 %, contre 36 % toujours chez nos voisins. Avec une croissance quasi nulle et un millier de chômeurs supplémentaires chaque jour, preuve est faite que le culte des dépenses publiques n'est pas le moyen de relancer l'économie.

Les taux de prélèvements, justement ?
Ils posent le problème de la compétitivité. Et, dans ce contexte, le projet de loi sur les professions libérales est un faux-fuyant. Une vraie supercherie de la technocratie parisienne pour dissimuler la responsabilité d'un État, dont l'obésité profite à ces mêmes technocrates, tous ministères confondus. Il faut une cure d'amaigrissement.

On a tout de même supprimé la première tranche d'impôt ?
Faux cadeau fiscal. Cette première tranche, taxée à 5 %, concernait les revenus compris entre 6 000 € et 12 000 €. La nouvelle première tranche, 14 %, débutera à 9 690 € alors qu'elle débutait à 11 991 €. Une fois de plus on assiste à une hausse de l'impôt sur les revenus moyens. Idem pour la protection sociale, avec une baisse de la prime à la naissance à partir du 2e enfant, le report de la majoration des allocations familiales de 14 à 16 ans.

Plus localement, des sujets qui fâchent le député ?
Deux, essentiellement. D'abord, l'arasement des barrages. Nouvelle supercherie et vrai scandale dans la mesure où cet arasement est censé rétablir une qualité des eaux de la Sélune et rétablir la libre circulation des poissons migrateurs. On ne peut être que d'accord. Mais les barrages, en jouant un rôle de bassins de décantation, de réceptacle des pollutions, participent, justement, à la qualité des eaux. Pour la remontée des poissons, des solutions existent mais on ne veut pas l'admettre. Par ailleurs, les barrages ont aussi un rôle de bassins de rétention en cas de fortes précipitations. A ce sujet, c'est l'État qui demandait aux techniciens des barrages de réguler les crues éventuelles en fonction des prévisions météo. Aujourd'hui, on vient nous dire qu'ils n'ont aucun rôle de prévention des risques avérés d'inondations. Irresponsable en plein procès Xynthia. J'appelle les citoyens à signer la pétition qui est ouverte à tous et pas seulement aux riverains des barrages.
Quant aux deux nouveaux périmètres modifiés de protection de la baie du Mont, à la demande de l'Unesco, avec leurs contraintes en matière d'urbanisme, ils vont geler tout développement de la région. Ces périmètres vont jusqu'à Mortain, cela n'a aucun sens, autant vitrifier la région. Je remarque que RTE et ses pylônes de ligne très haute tension n'ont pas été soumis aux mêmes contraintes. Il faut que les élus soient vigilants, offensifs.

Recueilli par Éric BLÉAS.






La Gazette

Politique. Le député fait sa rentrée 

Actualité parlementaire et politique, dossiers locaux, Guénhaël Huet, le député, fait le point sur les dossiers.

Le Gouvernement fait fausse route

Le Gouvernement a présenté son budget 2015 annoncé avec un déficit de 80 milliards d’euros, avec en plus une hypothèse de croissance de 1 %. « Ce gouvernement fait fausse route et ne tiendra pas ses engagements, d’autant plus que la dette vient de dépasser les 2 000 milliards d’euros, soit 95 % de la richesse nationale ou 30 000 € par habitant ». Plus grave encore la nature de la dette ! « Depuis des années, l’État emprunte pour couvrir les dépenses de fonctionnement, et non pas pour investir ! ». Et dans ce budget, un taux de dépenses publiques de 56 % de la richesse nationale (contre 46 % en Europe) : « La preuve est faite que le culte des dépenses publiques n’est pas la solution pour relancer l’économie. Avec une croissance quasiment nulle (0,50 en 2014) c’est environ 1 000 chômeurs de plus par jour depuis deux ans et demi ». Toujours dans ce budget, un taux de 46 % pour les prélèvements obligatoires (36 % en Europe) « ça pose le problème de la compétitivité et le projet de loi sur les professions réglementées ne réglera pas le problème de la décroissance ».
Le Gouvernement a aussi annoncé la suppression de la première tranche (6 000 à 12 000 €) de l’impôt sur le revenu. « Un faux cadeau fiscal fait aux catégories les plus modestes, car désormais la nouvelle première tranche commencera à 9 650 € au lieu de 12 000 €, avec un taux d’imposition de 5,5 qui passe à 14 %. Et à cela s’ajoutent l’augmentation de la taxe sur le gasoil de 2 centimes, l’augmentation de la redevance TV de 3 €, sans compter les nombreuses attaques faites aux familles : diminution de la prime à la naissance à partir du 2e enfant, partage du congé parental, report de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales… ».

Opposé au quinquennat

Guénhaël Huet se réjouit de l’élection de Gérard Larcher à la présidence du Sénat : « Après les élections municipales, puis les Européennes, c’est le troisième échec du Gouvernement en six mois ! ».
Présidence de l’UMP : « J’apporterai mon soutien à Hervé Mariton, parce que c’est avant tout un homme de conviction et non pas de communication… ».
Primaire partielle UMP pour la présidentielle : « Je soutiendrai Alain Juppé pour les mêmes raisons ! Et je souhaite que l’on revienne au septennat, mais non renouvelable. De quoi donner le temps au président pour se consacrer intégralement à l’intérêt général ».

Barrages sur la Sélune

Guénhaël Huet rappelle son opposition formelle à l’arasement des barrages (lire notre dernière édition) et espère vivement que « Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie honorera son engagement de venir sur les barrages, pour se rendre compte de l’ineptie du projet qui va coûter 80 millions d’euros aux contribuables ».

Plus de protection pour le Mont

Pour protéger le Mont Saint-Michel et sa baie classés au patrimoine mondial, l’État a dessiné deux nouveaux périmètres : « C’est pratiquement tout le Sud-Manche qui est impacté ! De nouvelles contraintes en matière d’urbanisme viennent donc s’ajouter à la loi littoral et à celle de submersion marine. Autant vitrifier tout le Sud-Manche et y interdire tout développement ! ». Deux poids, deux mesures ! « Je regrette que ces mêmes contraintes n’aient pas été imposées à RTE qui a implanté ses pylônes ! Il faut que les élus se mobilisent au plus vite car on n’a pas l’obligation de tout accepter ».
 
 
 
La Manche Libre
 
 

vendredi 19 septembre 2014

Education : apprentissage et savoirs de base

Mercredi 17 septembre, à l'occasion d'une réunion de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, j'ai interpellé la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur les savoirs de base, le collège unique et l'apprentissage.

Retrouvez ici mon intervention :Commission des affaires culturelles / Mercredi 17 septembre 2014

mercredi 17 septembre 2014

Suppression des prestations sociales aux auteurs d’actes de terrorisme : le refus du Gouvernement


Dans le cadre du débat sur le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme, j'ai défendu un amendement visant à supprimer toute prestation sociale versée aux individus convaincus de commettre des actes terroristes à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire français.
En plus du retrait du passeport et de la carte nationale d’identité, prévu par le texte du gouvernement, il apparaît en effet inconcevable que la solidarité nationale, et donc l’argent public, continuent à bénéficier à des personnes qui se livrent à des actes qui mettent en cause et en danger la sécurité publique et la sûreté nationale.
Le gouvernement et la majorité parlementaire ont malheureusement rejeté cet amendement.


lundi 15 septembre 2014

Professions réglementées : la proie pour l'ombre

Le projet de loi sur la croissance et le pouvoir d'achat, annoncé par le Gouvernement, devrait être présenté en conseil des ministres au début du mois d'octobre.
Au-delà du dossier des professions réglementées qui suscite de nombreuses et légitimes inquiétudes dans les secteurs concernés (notaires, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, huissiers de justice...) le texte en préparation serait une loi « fourre-tout », un texte bavard qui comporterait également des dispositions relatives à l'urbanisme et au travail dominical.
En réalité, ce projet de loi repose au mieux sur une illusion et au pire sur une malhonnêteté intellectuelle.
Il apparaît en effet excessif et injuste de prétendre que les difficultés économiques de notre pays sont essentiellement liées au statut de certaines professions qu'il suffirait de supprimer ou de réformer pour augmenter le pouvoir d'achat et relancer la croissance.
Personne ne peut le croire et tout le monde sait, au contraire, que l'économie française souffre d'un poids trop important de la dépense publique (56 % du PIB contre 46 % en moyenne chez nos voisins européens) et, corollairement, d'un poids trop important des prélèvements obligatoires fiscaux et sociaux (46 % du PIB contre 36 % chez nos voisins européens).
Ce n'est donc pas en accusant et en stigmatisant certaines professions que la situation s'améliorera.
Au contraire, les difficultés que rencontreront inévitablement les secteurs concernés accroitront le chômage, notamment dans des régions rurales où la présence des professions libérales constitue un réel atout pour l'activité économique.
De surcroit, les professions réglementées, tant dans le domaine juridique que dans le domaine médical, assurent de véritables missions de service public avec la sécurité qui en résulte pour la population.
Une fois de plus, le Gouvernement s'enferme dans l'idéologie et cède à la facilité d'une opération de communication plutôt que d'entreprendre les réformes de structure dont notre société a besoin pour retrouver le chemin de la compétitivité, de la croissance économique et de l'emploi.
Une fois de plus, le Gouvernement nie la réalité, fuit ses responsabilités et lâche la proie pour l'ombre.

mardi 9 septembre 2014

Il faut relancer l'apprentissage en France

J'ai récemment interpellé la ministre de l'éducation au sujet de l'apprentissage.

Alors que la précédente majorité avait ouvert la possibilité aux jeunes d'entrer en apprentissage dès l'âge de 14 ans, l'actuelle majorité a repoussé cette limite à 15 ans.

Cette mesure oblige beaucoup trop d'élèves à décaler leur projet professionnel d'une année non souhaitée et en décourage bon nombre de poursuivre dans cette voie à l'issue de laquelle 7 diplômés sur 10 trouvent pourtant un emploi.

Alors que 122 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme et que seuls 44 % des 15-29 ans ont un emploi, cette mesure apparaît totalement injustifiée.

En cette rentrée scolaire, je souhaite donc rouvrir le débat sur le potentiel du système d'apprentissage en France.

J'avais déjà proposé au printemps dernier, avec certains de mes collègues, la création d'une commission d'enquête sur le sujet.

Aujourd'hui, la France recense 426 000 apprentis contre 1 500 000 en Allemagne, avec une durée moyenne d'apprentissage de trois ans dans le système allemand contre un an et demi en France.

lundi 25 août 2014

La démission du gouvernement Valls est la conséquence inévitable d'un double échec économique et politique

« Au delà des rivalités personnelles, la démission du gouvernement Valls est la conséquence inévitable d'un double échec économique et politique du président de la République, du premier ministre et de la majorité parlementaire.
« La montée continue du chômage, l'aggravation des déficits publics, l'augmentation sans précédent de la fiscalité et l'atteinte aux valeurs de notre société ont, depuis deux ans, rongé un pouvoir enfermé dans son idéologie et incapable de gouverner la France.
« Ce qui arrive aujourd'hui arrive toujours, tôt ou tard, lorsque l'on est élu sur le mensonge, la démagogie et l'illusion. »

lundi 21 juillet 2014

La première fonction du droit pénal est de protéger la société et les victimes

Retrouvez ci-dessous l'interview que j'ai donnée au Bulletin des élus locaux à propos de la réforme pénale.


mercredi 9 juillet 2014

Vente d'étalons par l'État : le ministre revient sur sa décision

Le ministre de l'agriculture est revenu sur sa décision de mettre en vente soixante étalons nationaux au lendemain des jeux équestres mondiaux. Cette vente aurait été synonyme de perte, voire de braderie, du patrimoine génétique équin français qui est exceptionnel.

Accompagné de Jacques MYARD, président du groupe « Cheval » à l'Assemblée nationale, dont je suis moi-même vice-président, j'avais indiqué au ministre de l'agriculture, Stéphane LE FOLL, qu'il me paraissait au contraire indispensable de tout mettre en œuvre pour que ces étalons puissent être mis à disposition, soit des associations nationales de race (A.N.R.), soit, directement, des éleveurs.

Le ministre a suivi ces observations de bon sens.

Il a proposé qu'il soit procédé à un appel d'offre pour la location des étalons qui resteraient la propriété de l'État, la location faisant l'objet d'une redevance annuelle.

« Monsieur MONTEBOURG, plutôt que de multiplier les fanfaronnades, pouvez-vous nous dire ce que vous comptez faire pour les petites entreprises ? »

Auteur de plusieurs propositions de lois visant notamment à favoriser l'accès au crédit des entreprises, Guénhaël HUET, député de la Manche, a de nouveau attiré l'attention du gouvernement sur ce sujet majeur en interpellant le ministre de l'économie, Arnaud MONTEBOURG, lors d'une séance de questions au Gouvernement.

« Nombreux sont, vous le savez Monsieur le ministre, ces professionnels qui s'investissent, prennent des risques, mettent en jeu leurs biens propres et sacrifient souvent leur vie personnelle en travaillant beaucoup plus que trente-cinq heures par semaine. »

Hélas, les études successives, notamment les plus récentes, montrent la difficulté des petites entreprises à accéder au crédit bancaire. « Plus du tiers d'entre elles se voient refuser l'accès au crédit, plus particulièrement au crédit de trésorerie inférieur à 15.000 euros. Pour les autres - celles qui peuvent bénéficier de quelques facilités bancaires - le coût du crédit peut atteindre des taux exorbitants, parfois au-delà de 20 %, par le biais des autorisations de découvert. »

« Monsieur le ministre, il s'agit d'un sujet important pour notre économie : les très petites entreprises, vous le savez, sont au nombre de 2,5 millions, emploient 4,3 millions de salariés et représentent 28 % du produit intérieur brut. Ce sont de surcroît - vous devez l'apprécier - des entreprises réparties sur l'ensemble du territoire national et non délocalisables.

« L'économie française ne saurait se réduire aux entreprises du CAC 40, quelle que soit, bien entendu, leur importance, notamment en matière de commerce extérieur. »

Guénhaël HUET, qui rencontre régulièrement les artisans et les chefs d'entreprises du Sud Manche ainsi que leurs organisation professionnelles, a clairement demandé des actes au Gouvernement.

« Monsieur le ministre, plutôt que de multiplier les déclarations d'intention, les incantations, voire les fanfaronnades sur le patriotisme économique, pouvez-vous nous dire, très concrètement, ce que vous envisagez de faire pour faciliter le financement des moyennes, petites et très petites entreprises de notre beau pays ? »

Le nouveau système d'écotaxe est un arrangement politique en défaveur de la Basse-Normandie

En devenant « péage de transit », le système de l'écotaxe n'a pas simplement changé de nom, il a aussi changé de finalité, écornant au passage l'égalité entre les territoires.
Pour le grand ouest, plus précisément l'arc Atlantique, seul l'axe Caen-Nantes via l'autoroute A 84 et la Nationale 137 reste ainsi taxé.
La quasi totalité de la région Bretagne est en revanche exclue du dispositif.
Cette distorsion de concurrence flagrante, en défaveur notamment de la Basse-Normandie, est le fruit d'un arrangement politique aux motivations bien éloignées de la seule référence qui devrait prévaloir en matière d'aménagement du territoire : l'intérêt général.
Le projet tel qu'il est présenté est inacceptable pour notre région. Il importe que le gouvernement engage sans délai une concertation avec les élus, nationaux et locaux, et avec les professionnels du transport routier.
Nous ne pouvons pas accepter une pénalisation supplémentaire de notre économie et de nos entreprises.

vendredi 20 juin 2014

Avranches : il faut rétablir quelques vérités

Journal Ouest-France du jeudi 19 juin 2014
Poubelles, pollution, l’opposition « précise »
Trois mois après les élections municipales, la liste d'opposition et le président de la communauté de communes sortent du silence. Des « précisions » qui, c'est d'actualité, taclent.

Mutualisation
Mardi soir, c'est en tant que président de communauté de communes que Guénhaël Huet a ouvert le « bal » d'une conférence de presse. « La réforme des collectivités territoriales a pour objectif de diminuer le nombre de ces collectivités et de supprimer un certain nombre de syndicats. Mais, pour être efficace, les nouvelles collectivités doivent apporter une plus value en termes d'équipements et de services publics. Et cette plus value passe par la mutualisation des services. »
Au 1er janvier 2013, Avranches et la communauté ont mutualisé service communication et bureau d'études. « Le 17 mai, j'ai adressé au maire d'Avranches un courrier auquel j'ai joint des projets de conventions. Il s'agit-là d'une simple question de renouvellement de ce qui a été mis en place. Mais il convient de parapher ces conventions pour qu'elles entrent dans le concret. Cela ne prend que quelques instants. Pourtant, je n'ai toujours pas de réponse. Alors, que l'on ne vienne pas dire, comme cela a été dit en son temps, que je jouerais Communauté contre Avranches. »
Finances
C'est ensuite l'équipe municipale d'opposition qui est entrée dans la danse. Guénhaël Huet, lorsqu'il était maire, l'a dit et répété : diminution des dépenses de fonctionnement, baisse d'impôts et investissements prioritaires. « Et, dès le début, la nouvelle municipalité fait tout l'inverse. Elle multiplie les embauches, a ponctionné 100 000 € sur l'excédant de 2,3 millions d'euros que nous avions provisionné. »
Le désormais chef de file de l'opposition estime « dangereux le fait de créer des dépenses de fonctionnement. Elles restent des années durant. »
Terrain de l'ancienne usine à gaz
Aux lendemains même des municipales, la nouvelle majorité mettait sur la table le dossier du site pollué. Pour l'opposition, « c'est un coup médiatique monté. Nous avions en réalité une volonté de discrétion sur ce dossier et nous avons été victimes, avec André Bazin, premier adjoint à l'époque, d'insinuations et d'accusations inacceptables. »
Guénhaël Huet évoque des analyses de sol et d'eau pratiquées à l'initiative de l'ancienne municipalité, « alors que nous n'avions pas à les faire dans la mesure où le site est classé sous contrôle de l'État. Ce dernier n'a jamais rien demandé. » Et, pour tous renseignements complémentaires, l'opposition de mentionner deux sites du ministère de l'Écologie et du Développement durable : Basol et Basias. Sur ce dernier on remarque que le ministère a recensé, sur Avranches, 48 sites « sensibles ». « Pour nous, ce dossier de l'usine à gaz relève d'une instrumentalisation pour nous discréditer. »
Ordures ménagères
Qu'on le veuille ou non, le mode de traitement et de collecte avait pesé son poids dans la balance électorale. « Constat aujourd'hui, trois mois après les élections ? Toujours autant de sacs poubelles qui traînent. On nous a reproché de ne pas faire la police qui est de la compétence du maire. Ce n'est ni mieux, ni pire qu'avant. Mais un constat : l'association le Trop plein, dont les actions n'avaient rien de politiques, est désormais muette. Elle doit donc être satisfaite... »