vendredi 20 juin 2014

Avranches : il faut rétablir quelques vérités

Journal Ouest-France du jeudi 19 juin 2014
Poubelles, pollution, l’opposition « précise »
Trois mois après les élections municipales, la liste d'opposition et le président de la communauté de communes sortent du silence. Des « précisions » qui, c'est d'actualité, taclent.

Mutualisation
Mardi soir, c'est en tant que président de communauté de communes que Guénhaël Huet a ouvert le « bal » d'une conférence de presse. « La réforme des collectivités territoriales a pour objectif de diminuer le nombre de ces collectivités et de supprimer un certain nombre de syndicats. Mais, pour être efficace, les nouvelles collectivités doivent apporter une plus value en termes d'équipements et de services publics. Et cette plus value passe par la mutualisation des services. »
Au 1er janvier 2013, Avranches et la communauté ont mutualisé service communication et bureau d'études. « Le 17 mai, j'ai adressé au maire d'Avranches un courrier auquel j'ai joint des projets de conventions. Il s'agit-là d'une simple question de renouvellement de ce qui a été mis en place. Mais il convient de parapher ces conventions pour qu'elles entrent dans le concret. Cela ne prend que quelques instants. Pourtant, je n'ai toujours pas de réponse. Alors, que l'on ne vienne pas dire, comme cela a été dit en son temps, que je jouerais Communauté contre Avranches. »
Finances
C'est ensuite l'équipe municipale d'opposition qui est entrée dans la danse. Guénhaël Huet, lorsqu'il était maire, l'a dit et répété : diminution des dépenses de fonctionnement, baisse d'impôts et investissements prioritaires. « Et, dès le début, la nouvelle municipalité fait tout l'inverse. Elle multiplie les embauches, a ponctionné 100 000 € sur l'excédant de 2,3 millions d'euros que nous avions provisionné. »
Le désormais chef de file de l'opposition estime « dangereux le fait de créer des dépenses de fonctionnement. Elles restent des années durant. »
Terrain de l'ancienne usine à gaz
Aux lendemains même des municipales, la nouvelle majorité mettait sur la table le dossier du site pollué. Pour l'opposition, « c'est un coup médiatique monté. Nous avions en réalité une volonté de discrétion sur ce dossier et nous avons été victimes, avec André Bazin, premier adjoint à l'époque, d'insinuations et d'accusations inacceptables. »
Guénhaël Huet évoque des analyses de sol et d'eau pratiquées à l'initiative de l'ancienne municipalité, « alors que nous n'avions pas à les faire dans la mesure où le site est classé sous contrôle de l'État. Ce dernier n'a jamais rien demandé. » Et, pour tous renseignements complémentaires, l'opposition de mentionner deux sites du ministère de l'Écologie et du Développement durable : Basol et Basias. Sur ce dernier on remarque que le ministère a recensé, sur Avranches, 48 sites « sensibles ». « Pour nous, ce dossier de l'usine à gaz relève d'une instrumentalisation pour nous discréditer. »
Ordures ménagères
Qu'on le veuille ou non, le mode de traitement et de collecte avait pesé son poids dans la balance électorale. « Constat aujourd'hui, trois mois après les élections ? Toujours autant de sacs poubelles qui traînent. On nous a reproché de ne pas faire la police qui est de la compétence du maire. Ce n'est ni mieux, ni pire qu'avant. Mais un constat : l'association le Trop plein, dont les actions n'avaient rien de politiques, est désormais muette. Elle doit donc être satisfaite... »