vendredi 19 septembre 2014

Education : apprentissage et savoirs de base

Mercredi 17 septembre, à l'occasion d'une réunion de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, j'ai interpellé la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur les savoirs de base, le collège unique et l'apprentissage.

Retrouvez ici mon intervention :Commission des affaires culturelles / Mercredi 17 septembre 2014

mercredi 17 septembre 2014

Suppression des prestations sociales aux auteurs d’actes de terrorisme : le refus du Gouvernement


Dans le cadre du débat sur le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme, j'ai défendu un amendement visant à supprimer toute prestation sociale versée aux individus convaincus de commettre des actes terroristes à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire français.
En plus du retrait du passeport et de la carte nationale d’identité, prévu par le texte du gouvernement, il apparaît en effet inconcevable que la solidarité nationale, et donc l’argent public, continuent à bénéficier à des personnes qui se livrent à des actes qui mettent en cause et en danger la sécurité publique et la sûreté nationale.
Le gouvernement et la majorité parlementaire ont malheureusement rejeté cet amendement.


lundi 15 septembre 2014

Professions réglementées : la proie pour l'ombre

Le projet de loi sur la croissance et le pouvoir d'achat, annoncé par le Gouvernement, devrait être présenté en conseil des ministres au début du mois d'octobre.
Au-delà du dossier des professions réglementées qui suscite de nombreuses et légitimes inquiétudes dans les secteurs concernés (notaires, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, huissiers de justice...) le texte en préparation serait une loi « fourre-tout », un texte bavard qui comporterait également des dispositions relatives à l'urbanisme et au travail dominical.
En réalité, ce projet de loi repose au mieux sur une illusion et au pire sur une malhonnêteté intellectuelle.
Il apparaît en effet excessif et injuste de prétendre que les difficultés économiques de notre pays sont essentiellement liées au statut de certaines professions qu'il suffirait de supprimer ou de réformer pour augmenter le pouvoir d'achat et relancer la croissance.
Personne ne peut le croire et tout le monde sait, au contraire, que l'économie française souffre d'un poids trop important de la dépense publique (56 % du PIB contre 46 % en moyenne chez nos voisins européens) et, corollairement, d'un poids trop important des prélèvements obligatoires fiscaux et sociaux (46 % du PIB contre 36 % chez nos voisins européens).
Ce n'est donc pas en accusant et en stigmatisant certaines professions que la situation s'améliorera.
Au contraire, les difficultés que rencontreront inévitablement les secteurs concernés accroitront le chômage, notamment dans des régions rurales où la présence des professions libérales constitue un réel atout pour l'activité économique.
De surcroit, les professions réglementées, tant dans le domaine juridique que dans le domaine médical, assurent de véritables missions de service public avec la sécurité qui en résulte pour la population.
Une fois de plus, le Gouvernement s'enferme dans l'idéologie et cède à la facilité d'une opération de communication plutôt que d'entreprendre les réformes de structure dont notre société a besoin pour retrouver le chemin de la compétitivité, de la croissance économique et de l'emploi.
Une fois de plus, le Gouvernement nie la réalité, fuit ses responsabilités et lâche la proie pour l'ombre.

mardi 9 septembre 2014

Il faut relancer l'apprentissage en France

J'ai récemment interpellé la ministre de l'éducation au sujet de l'apprentissage.

Alors que la précédente majorité avait ouvert la possibilité aux jeunes d'entrer en apprentissage dès l'âge de 14 ans, l'actuelle majorité a repoussé cette limite à 15 ans.

Cette mesure oblige beaucoup trop d'élèves à décaler leur projet professionnel d'une année non souhaitée et en décourage bon nombre de poursuivre dans cette voie à l'issue de laquelle 7 diplômés sur 10 trouvent pourtant un emploi.

Alors que 122 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme et que seuls 44 % des 15-29 ans ont un emploi, cette mesure apparaît totalement injustifiée.

En cette rentrée scolaire, je souhaite donc rouvrir le débat sur le potentiel du système d'apprentissage en France.

J'avais déjà proposé au printemps dernier, avec certains de mes collègues, la création d'une commission d'enquête sur le sujet.

Aujourd'hui, la France recense 426 000 apprentis contre 1 500 000 en Allemagne, avec une durée moyenne d'apprentissage de trois ans dans le système allemand contre un an et demi en France.