vendredi 19 décembre 2014

Protection de la Baie : un courrier à Ségolène Royal

Réunis à Beauvoir, 15 jours après la visite de la ministre de l'environnement, Madame Ségolène Royal, 70 élus, parlementaires, conseillers généraux, conseillers communautaires et maires de la Manche et de l'Ille-et-Vilaine ont arrêté une position commune face aux contraintes urbanistiques qui pèsent sur leurs territoires.
Dans un courrier qui lui sera adressé en début de semaine, nous ferons part à la ministre de notre opposition déterminée à ces nouvelles contraintes que l'administration veut imposer à un territoire déjà concerné par de nombreuses réglementations.
Il nous apparaît en effet inadmissible de voir le Mont, la Baie, et les communes qui la bordent véritablement mis sous cloche, en y interdisant à l'avenir tout développement de l'habitat et de l'activité économique.
Pour autant, bien conscients de la nécessité de préserver ce site architectural, historique et naturel exceptionnel, nous engageons à mettre sur pied, dès les premiers jours de la nouvelle année, une structure réunissant les trois SCOT (schémas de cohérence territoriale) du pays de la Baie, du pays de Saint-Malo et du pays de Fougères afin de formuler, dans les plus brefs délais, une série de préconisations relatives à la protection du Mont-Saint-Michel.
La prévention des risques de submersions marines pourrait, quant à elle, être débattue au sein de la Conférence de la Baie que la préfecture de la Manche doit mettre en place dans les prochaines semaines et qui réunira les collectivités bretonnes et normandes concernées par le Mont-Saint-Michel et sa baie.
Nous indiqueront enfin à la ministre que, en l'état actuel, il ne nous apparaît pas prioritaire de réfléchir à la mise en place d'un parc naturel, comme elle en a formulé la proposition lors de sa visite.

mardi 16 décembre 2014

Projet de loi Macron :avec Philippe GOSSELIN, je participe à la commission spéciale

Présenté la semaine dernière en conseil des ministres, le projet de loi relatif à la croissance et à l'activité du ministre de l'économie Emmanuel Macron sera examiné par l'Assemblée nationale à partir du 26 janvier en séance publique.

Temps programmé, procédure accélérée, ordonnances : le Gouvernement, qui peine à convaincre dans les rangs mêmes de sa majorité, multiplie les dispositifs d'encadrement, voire de limitation, du travail parlementaire.
Avec mon collègue Philippe GOSSELIN, j'entends cependant m'impliquer pleinement dans la discussion de ce texte qui intéresse de très nombreux secteurs de notre économie, avec la déréglementation des professions juridiques ou la libéralisation du transport par autocar, voire remet en cause certains grands équilibres de notre société avec l'assouplissement du travail dominical.
Nous participerons donc à la commission spéciale mise en place par l'Assemblée nationale.

lundi 8 décembre 2014

Barrages : l’État reconnaît enfin qu'il existe d'autres solutions

Avec l’annonce, jeudi, par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, de la suspension de la procédure d’arasement dans l’attente d’études complémentaires, les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit ont marqué un point important.
L’Etat reconnaît enfin que l’arasement n’est pas l’unique solution pour répondre aux prescriptions posées par la loi sur l’eau.
L’Etat reconnaît enfin que le coût de l’opération est anormalement élevé au regard des bénéfices escomptés, particulièrement en cette période de disette budgétaire.
L’Etat reconnaît enfin qu’il n’est pas opportun de se priver d’une source d’énergie renouvelable, facilement stockable et peu coûteuse.
L’Etat reconnaît enfin que la mobilisation des élus et des acteurs locaux a un sens et que leur voix, porteuse d’un message de bon sens, mérite d’être entendue.
En acceptant l’invitation à venir sur le terrain, Ségolène Royal a pu se rendre compte de l’utilité des barrages et de la forte volonté locale de les conserver.
Pour autant, si une étape importante a été franchie, rien n’est encore joué.
Des études complémentaires ont été demandées par la ministre, relatives au potentiel de production électrique des ouvrages, à la qualité des eaux et à l’aménagement de passes à poisson.
Dans cette attente, les élus, les acteurs locaux et tous les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit doivent rester mobilisés.