vendredi 20 mars 2015

Hôpital : il existe une autre solution

J'ai pris contact avec le cabinet du ministre de la santé et avec la directrice de l’agence régionale de santé de Basse Normandie au sujet de l’avenir de l’hôpital Avranches Granville.
Le site unique, dont le principe a été arrêté par le conseil de surveillance de l’hôpital, implique le regroupement de toutes les activités médicales et chirurgicales ainsi que le regroupement des services d’urgence sur un seul lieu.
Ce principe, adopté sans en mesurer toutes les conséquences en termes de localisation, de financements passés et à venir, de proximité et de sécurité sanitaire, ne peut être accepté en l’état.
Une autre solution existe : elle consiste à opérer une mutualisation complète des sites d’Avranches et de Granville qui doivent être maintenus et spécialisés.
J'ai donc demandé et obtenu l’organisation, à bref délai, d’une réunion qui se tiendra au siège de l’agence régionale de santé à CAEN.

mercredi 18 mars 2015

Un remède pire que le mal

Le centre hospitalier Avranches-Granville a enregistré en 2014 un déficit de 3,5 millions d’euros et un déficit cumulé, sur plusieurs années, de 16 millions d’euros.

Le budget annuel de l’hôpital est de 100 millions d’euros.

Si on peut donc relativiser le déficit, il ne peut être question, ni de le négliger, ni de le laisser s’accroître encore au risque de menacer la continuité du service public hospitalier.

Face à cette situation et à cette réalité, deux grandes solutions sont possibles.

La première consiste à regrouper l’ensemble des activités médicales et chirurgicales, les services de soins de suite et les urgences sur un seul site.

C’est cette hypothèse qui a été retenue par le conseil de surveillance.

Il s’agit en fait d’une décision de principe, c’est-à-dire d’une décision inachevée qui ne répond pas, loin sans faut, à la totalité des questions et des conséquences.

Le site unique sera-t-il la construction d’un hôpital neuf ? Dans ce cas, où sera-t-il implanté et que fera-t-on des sites d’Avranches et de Granville  et des investissements très importants qui y ont été faits ?

Comment trouve-t-on le financement des 120 millions d’euros nécessaires ?

Le site unique sera-t-il celui de Granville ou celui d’Avranches ? Dans l’un ou l’autre cas, que fera-t-on du site non retenu et des investissements très importants qui y ont été faits ?

Comment trouvera-t-on le financement des 45 millions d’euros nécessaires ?

Toutes ces questions restent à ce jour sans réponse et elles n’ont d’ailleurs même pas été abordées avant le vote du conseil de surveillance.

Dans ces conditions, on ne peut que s’étonner que les maires d’Avranches et de Granville aient choisi la solution du site unique, sans vraiment en mesurer toutes les conséquences.

Le choix du site unique apparaît ainsi comme une fuite en avant dont les conséquences sont très loin d’avoir été envisagées, notamment celles de la proximité des soins et de la sécurité des patients.

Le choix du site unique n’est ni une obligation, ni une fatalité.

Une autre solution existe et elle est confortée par l’histoire récente des difficultés du centre hospitalier.

En 2006, le déficit budgétaire était de 7 millions d’euros –soit le double de l’année 2014- et, grâce aux mesures prises à l’époque, ce déficit a été ramené à 2 millions d’euros dès 2007 avant que le budget retrouve l’équilibre et même un léger excédent en 2010.

Depuis 2011 de nouvelles difficultés sont apparues pour 3 raisons principales.

La première réside dans une baisse de l’activité de l’hôpital à la suite du démantèlement du service de chirurgie orthopédique du fait du départ de plusieurs praticiens hospitaliers.

Or, le financement des hôpitaux est lié à leur niveau d’activité.

La deuxième raison réside dans l’obligation du centre hospitalier Avranches-Granville – comme de très nombreux hôpitaux français – de recourir à l’intérim afin de compenser la pénurie de professionnels dans certaines spécialités.

Or la pratique de l’intérim revêt dans les hôpitaux publics un caractère démesuré.

Les médecins intérimaires, appelés « mercenaires » par leurs propres confrères exigent en effet des rémunérations de l’ordre de 1500 euros par jour.

Il faut mettre fin à ce système scandaleux et je déposerai un amendement en ce sens dans le projet de loi santé qui sera prochainement débattu à l’Assemblée Nationale.

Il convient de rappeler que le recours à l’intérim représente aujourd’hui plus de la moitié du déficit du centre hospitalier Avranches-Granville.

La troisième raison réside dans le maintien « de doublons », c’est-à-dire d’activités qui existent sur l’un et l’autre site. Leur suppression permettrait de réaliser de réelles économies et de conforter chacun des deux sites d’’Avranches et de Granville dans des spécialités clairement définies : la chirurgie classique sur Avranches et la chirurgie ambulatoire sur Granville.

La fuite en avant vers un site unique n’apparaît donc, au final, ni obligatoire ni nécessaire.

Elle apparaît même, à bien des égards, comme un remède pire que le mal.

lundi 9 mars 2015

Au pied du mur...

Il y a un an, beaucoup de promesses ont été faites par l'actuelle majorité municipale.
Le temps est aujourd'hui venu d'un premier bilan.
Que sont devenues toutes ces promesses face au principe de réalité ?
Maire à 100 % ? Résultat : peu présent, le maire est difficilement joignable et de nombreux avranchinais constatent qu'il est particulièrement difficile de le rencontrer en mairie.
Le prix de l'eau ? Il était jugé excessif et il allait baisser, des initiatives allaient être prises avant l'été 2014. Résultat : aucune initiative et plus personne, à la municipalité, ne parle aujourd'hui du prix de l'eau à Avranches.
Les ordures ménagères ? Un véritable scandale, Avranches était comparée à Naples et tout allait être réglé d'un coup de baguette magique... Résultat : entre le mauvais fonctionnement de certains matériels et l'incivilité de quelques personnes, et malgré les déclarations martiales de deux ou trois élus, rien n'a changé, notamment en centre-ville. Malgré le porte-à-porte, de nombreux sacs trainent dans les rues. Il faut rappeler que sur ce dossier, c'est le maire qui est responsable au titre de la police administrative.
Le terrain de l'ancienne usine à gaz ? Il a donné lieu à une polémique montée de toutes pièces par l'équipe municipale pour discréditer l'ancienne municipalité. Résultat : des analyses coûteuses qui n'ont fait que confirmer celles qui avaient été réalisées et aucune décision prise sur le devenir de ces terrains.
Le scriptorial ? Enfin, les expositions allaient être attractives. Résultat : celle consacrée aux livres d'artistes a laissé plus d'un visiteur pantois lors du vernissage.
Reste l'épisode pitoyable du sport de haut niveau où l'on a vu la majorité municipale voter contre l'intérêt des associations, notamment l'USA, et contre l'intérêt même des finances de la ville, uniquement par ressentiment envers la communauté de communes.
La majorité municipale découvre aujourd'hui que la gestion publique ne peut se réduire à de grandes déclarations et à la critique systématique de ce qui a été fait auparavant.
C'est au pied du mur...
Avranches avec Vous (Guénhaël Huet, Isabelle Mazier, Marcel Siri, Emilie Seillé, Alain Morazin, Rozenn Leroy) – avranchesavecvous@gmail.com