lundi 30 novembre 2015

Contrôles aux frontières : il faut des mesures concrètes

Lors de la séance des questions au Gouvernement du mercredi 25 novembre, j'ai pointé devant le Ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, la faiblesse des contrôles aux frontières.

Alors que, dès le 13 novembre au soir, le Président de la République a annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières françaises pour lutter contre la menace terroriste, ces contrôles apparaissent aujourd’hui bien souvent précaires.

Nombreux sont les témoignages d’anonymes sur les réseaux sociaux, ou de médias français et européens, en ce sens. Tous notent la rareté et le caractère très aléatoire des contrôles, sur les routes et dans les aéroports.
A titre d'exemple, sur le millier de points de passages potentiels entre la France et la Belgique, seule une soixantaine serait contrôlée. Réservés aux grands axes routiers, ils peuvent être aisément contournés.


Je ne néglige en rien la difficulté de ce sujet mais je demande des mesures précises et concrètes pour protéger efficacement nos frontières contre la menace terroriste. Nos concitoyens ne peuvent accepter qu’il y ait un décalage entre les déclarations et l’action.

Dans sa réponse, le Ministre a cité plusieurs chiffres mais il n'en reste pas moins que le contrôle aux frontières françaises demeure très insuffisant.

Défendre la laïcité, ce n'est pas renier sa propre culture

Nous avons, par le passé, montré trop de signes de faiblesse dont nos ennemis ont profité sans aucun état d'âme.

La guerre est certes militaire mais elle est aussi culturelle.

Défendons nos valeurs, toutes nos valeurs y compris nos racines chrétiennes.

Avoir peur des crèches, ce serait avoir peur de nous mêmes alors que nous devons renouer avec la confiance.

C'est à cette condition que nous vaincrons le terrorisme islamiste !

Il faut préserver l'accès des entreprises en difficulté aux marchés publics et privés

Mises en place pour sécuriser les marchés publics et privés, les mesures de vérification de la situation fiscale et sociale des candidats ont pour effet pervers de priver de marchés les entreprises connaissant des difficultés économiques et de les entrainer quasi systématiquement à la liquidation.

Dans une proposition de loi récemment déposée, je propose, par une mesure de bon sens, de remédier à cela.

Il s'agit d'indiquer que l'URSSAF doit délivrer l’attestation obligatoire dès lors que l'entreprise est à jour de ses obligations déclaratives lors de l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire ainsi que du paiement des cotisations et contributions nées postérieurement.